Et l’avis correct, à ce sujet, est que le jugement contenu dans le verset n’est pas abrogé. En effet, il fait partie des prescriptions d’Allah – exalté soit Son Nom – sur lesquelles la communauté musulmane demeure, depuis qu’Allah – exalté soit-Il – a envoyé Son Prophète Muhammad, qu’Allah prie sur lui et le salue, jusqu’à ce jour : lorsqu’une personne est l’objet d’une revendication portant sur un bien que possèdent les fils d’Adam, le défendeur ne peut être disculpé de ce qui est allégué contre lui que par le serment, tant que le demandeur ne dispose d’aucune preuve établissant la véracité de sa plainte. De même, si l’on reconnaît qu’un objet se trouve entre les mains du défendeur et que le demandeur prétend que cet objet lui appartient plutôt qu’à celui qui le tient, et que ce dernier rétorque : « Non, il est à moi ; je l’ai acheté de ce demandeur », la parole sera retenue en faveur de celui qui détient l’objet et affirme l’avoir acheté du demandeur, à la condition qu’il prête serment, dès lors que celui qui a l’objet en main ne possède pas de preuve établissant son achat. Puisque tel est le jugement d’Allah – sur lequel les gens de science sont unanimes – et que les deux versets dans lesquels Allah – exalté soit-Il – évoque la charge testamentaire confiée par le testateur à deux hommes dignes de confiance parmi les musulmans, ou, à défaut, à deux autres n’appartenant pas à leur religion, le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – n’a imposé le serment aux deux exécuteurs testamentaires que lorsque les héritiers les ont mis en cause pour ce qu’ils leur reprochaient. Une fois qu’ils eurent prêté serment, il ne leur imposa rien d’autre jusqu’à ce que les héritiers reconnaissent qu’ils avaient entre leurs mains ce qu’ils avouèrent – un bassin, une aiguière ou tout autre bien – leur appartenant. Les deux exécuteurs prétendirent alors qu’ils l’avaient acheté du défunt. C’est à ce moment que le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – fit prêter serment aux héritiers du défunt, car les deux exécuteurs testamentaires étaient devenus, par leur prétention, des demandeurs : ils revendiquaient pour eux-mêmes le bien du défunt qu’ils détenaient, affirmant l’avoir acquis de lui. Ils reconnaissaient donc que le bien appartenait au défunt tout en prétendant l’avoir acheté ; il leur fallait dès lors une preuve attestant leur allégation. Les héritiers du défunt, en leur qualité de propriétaires légitimes de la marchandise, étaient dès lors plus en droit de prêter serment qu’eux. Voilà donc
والصوابُ مِن القولِ في ذلك أن حكمَ الآيةِ غيرُ (١) منسوخٍ، وذلك أن مِن حكمِ اللهِ تعالى ذكره، الذي عليه أهل الإسلامِ مِن لَدُنْ بعَثَ اللهُ تعالى ذكرُه نبيَّه محمدًا ﷺ إلى يومِنا هذا، أن مَن ادُّعِى عليه دَعْوَى مَمَّا يَمْلِكُه بنو آدمَ، أَن المُدَّعَى عليه لا يُبَرِّئُه ما ادُّعِى عليه إلا اليمينُ، إذا لم يَكُنْ لِلمُدَّعِي بَيِّنَةٌ تُصَحِّحُ دَعواه، وأنه إن اعْتَرَف (٢) في (٣) يَدِ المُدَّعَى عليه (٤) سِلْعةً له، فادَّعَى أنها له دونَ الذي في يدِه، فقال الذي هي في يدِه: بل هي لى، اشْتَرَيْتُها مِن هذا المُدَّعِى. أن القولَ قول مَن زعَم الذي هي في يدِه أنه اشْتَراها منه، دونَ مَن هي في يدِه، مع يمينِه، إذا لم يَكُنْ للذي هي في يدِه بينةٌ تُحَقِّقُ به دَعْواه الشراءَ منه. فإذ كان ذلك حكمَ اللهِ الذي لا خلافَ فيه بينَ أهلِ العلمِ، وكانت الآيتان اللتان ذكَر اللهُ تعالى ذكرُه فيهما أمْرَ وصيةِ المُوصِى إلى عدْليَن مِن المسلمين، أو إلى آخرَيْن مِن غيرِهم، إنما ألْزَم النبيُّ ﷺ فيما ذُكِر عنه الوصيَّين اليمينَ حينَ ادَّعَى عليهما الورثةُ ما ادَّعَوْا، ثم لم يُلْزِم المدَّعَى عليهما شيئًا إذ حلَفا، حتى اعْتَرَفَت الورثةُ في أيديهما ما اعْتَرَفوا من الجامِ أو الإبْريقِ أو غيرِ ذلك مِن أموالِهم، فزعَما أنهما اشْتَرَياه من ميتِهم، فحينَئذٍ ألزَم النبيُّ ﷺ ورثةَ الميِّتِ اليمينَ؛ لأن الوصيَّين تَحوَّلا مُدَّعِيَيْن بدَعواهما ما وجَدا في أيديهما مِن مالِ الميِّتِ، أنه لهما، اشْتَرَيا (٥) ذلك منه، فصارا مُقِرَّين بالمالِ للميتِ، مدَّعِيَيْن منه الشراءَ، فاحْتاجا حينَئذٍ إلى بينةٍ تُصَحِّحُ دَعْواهما، وصارَتْ (٦) وَرَثَةُ الميتِ ربِّ السلعةِ أولى باليمينِ منهما، فذلك
(١) سقط من النسخ، ولابد منها، وكلام المصنف دال على ذلك. (٢) اعترف: عرف. التاج (ع ر ف). (٣) في م: "وفي". (٤) زيادة يقتضيها السياق. (٥) في ص: "شراه". (٦) سقط من: م.