L’ignorance (jahl).
Peuvent donc entrer dans Sa parole : « Si celui sur qui pèse la créance est sot (safīh) » toute personne ignorante de l’exactitude ou de l’erreur de ce qu’elle dicte, qu’elle soit jeune ou âgée, homme ou femme. Néanmoins, l’interprétation la plus conforme à l’apparence de l’āya est que l’intention vise surtout tout adulte – parmi les hommes à qui l’on ne désigne pas de tuteur (walī) – et les femmes, qui, bien qu’ayant la capacité de dicter, ignorent où se situe l’exactitude de ce qu’ils formulent.
En effet, le Très-Haut a commencé le verset par : « Ô vous qui croyez ! Lorsque vous contractez une dette (dayn) à terme convenu… » Or, le mineur (ṣabī) ou quiconque est sous tutelle n’est pas autorisé à conclure un contrat de dette. Allāh – glorifié soit Sa majesté – a, dans le même verset, exclu de l’obligation de dicter l’acte de dette, conjointement au sot (safīh), la personne faible (ḍaʿīf) et celle qui est incapable de dicter (lā yastaṭīʿ an yumilla). Le fait que le Très-Haut distingue ainsi le faible du sot et de celui qui est dans l’impossibilité de dicter, par la caractéristique propre à chacun d’eux, indique clairement que chacun de ces trois groupes possède une particularité différente des deux autres.
Il devient dès lors évident que l’individu qualifié de « sot (safīh) », contrairement au « faible (ḍaʿīf) », est celui qui, tout en ayant la capacité physique de dicter, est dispensé de cette obligation (farḍ) en raison de son ignorance quant à ce qui est correct ou erroné dans ce qu’il dicte. Celui qualifié de « faible (ḍaʿīf) » est, quant à lui, dans l’incapacité de dicter, bien qu’il soit sain d’esprit (rashīd), soit à cause d’un défaut d’élocution (ʿiyy lisān) ou d’un mutisme (kharas). Quant à celui dont il est dit « il ne peut dicter », il s’agit de la personne empêchée de le faire, soit parce qu’elle est retenue (par la détention, ḥabs) et ne peut se présenter devant l’écrivain chargé de rédiger l’acte, soit parce qu’elle est absente du lieu de la dictée. Cette absence le rend incapable de dicter l’acte.
Allāh – glorifié soit Sa majesté – a donc levé sur eux l’obligation (farḍ) de la dictée en raison des empêchements décrits, et Il les a excusés pour l’abandon de cette dictée. Il a, en contrepartie, ordonné que le tuteur (walī) du droit dicte à leur place lorsque cette obligation cesse pour eux, en disant : « Si celui sur qui pèse la créance est sot (safīh) ou… »
الجهلُ
(١)
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وقد يَدْخُلُ في قولِه:
﴿فَإِنْ كَانَ الَّذِي عَلَيْهِ الْحَقُّ سَفِيهًا﴾ كلُّ جاهلٍ بصوابِ ما يُمِلُّ من خطئِه، من صغيرٍ وكبيرٍ، وذكَرٍ وأنثى. غيرَ أن الذي هو أوْلَى بظاهرِ الآيةِ أن يكونَ مرادًا بها كلُّ جاهلٍ بموضعٍ خطأَ ما يُمِلُّ وصوابِه، مِن بالِغِى الرجالِ الذين لا يُوَلَّى عليهم، والنساءِ؛
لأنه جل ذكرُه ابْتَدأ الآيةَ بقولِه:
﴿يَاأَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا تَدَايَنْتُمْ بِدَيْنٍ إِلَى أَجَلٍ مُسَمًّى﴾. والصبيُّ ومَن يُوَلَّى عليه لا يجوزُ مداينتُه، وأن الله
(عز وجل)
قد اسْتَثنى مِن الذين أمَرهم بإملالِ كتابِ الدَّينِ معَ السفيهِ الضعيفَ ومَن لا يستطيعُ إملالَه، ففى فصلِه جلّ ثناؤه الضعيفَ مِن السفيهِ ومَن لا يستطيعُ إملالَ الكتابِ،
[في الصفةِ]
(٢)
التي وصَف بها كلَّ واحدٍ منهم - ما أَنْبَأ عن أن كلَّ واحدٍ من الأصنافِ الثلاثةِ الذين بيَّن صفاتِهم، غيرُ الصنفينِ الآخَرينِ.
وإذا كان ذلك كذلك، كان معلومًا أن الموصوفَ بالسَّفَهِ منهم دونَ الضعفِ، هو ذو القُوَّةِ على الإملالِ، غيرَ أنه وُضِع عنه فرضُ الإملالِ بجهلِه بموضعِ صوابِ ذلك مِن خطئِه، وأن الموصوفَ بالضعفِ منهم، هو العاجزُ عن إملالِه، وإن كان سديدًا
(٣)
رشيدًا، إما لعِيِّ لسانِه أو خَرَسٍ به، وأن الموصوفَ بأنه لا يستطيعُ أن يُملَّ، هو الممنوعُ من إملالِه، إمَّا بالحبسِ الذي لا يَقْدِرُ معَه على حضورِ الكاتبِ الذي يَكْتُبُ الكتابَ فيُمِلُّ عليه، وإِمَّا لغَيْبتِه عن موضعِ الإملالِ، فهو غيرُ قادرٍ مِن أجلِ غَيبتِه عن إملالِ الكتابِ، فوضَع اللهُ
(عز وجل)
عنهم فرضَ إملالِ ذلك؛ للعللِ التي وصَفنا إذا كانت بهم، وعذَرهم بتركِ الإملالِ من أجلِها، وأمَر عندَ سقوطِ فرضِ ذلك عنهم
(٤)
وليَّ الحقِّ بإملالِه،
فقال:
﴿فَإِنْ كَانَ الَّذِي عَلَيْهِ الْحَقُّ سَفِيهًا أَوْ
(١) ينظر ما تقدم في ١/ ٣٠٢، ٢/ ٦١٥.
(٢) زيادة من: م.
(٣) في ص، م، ت ٢، س: "شديدا".
(٤) في ص، م، ت ١، ت ٢، س: "عليهم".