Et lorsque Son Souverain-Maître se trouve au-dessus de l’ensemble de Ses créatures, comment pourrait-on soutenir qu’Il ait besoin de Ses créatures ou de Son Trône ? Ou bien, comment Sa transcendance au-dessus de la création impliquerait-elle pareille dépendance, alors qu’une telle conséquence n’existe même pas chez les êtres créés ? Or, il est établi que, chaque fois qu’une créature détient une part d’indépendance vis-à-vis d’autrui, le Créateur – glorifié et exalté soit-Il – est, à plus forte raison, Celui qui possède véritablement l’indépendance et qui y a le plus droit. Il en va de même pour Sa parole : « Vous sentez-vous à l’abri de Celui qui est dans le ciel, qu’Il ne fasse s’enfoncer la terre sous vos pieds, et qu’elle ne se mette soudain à trembler ? » Quiconque s’imagine que cette noble āya implique qu’Allāh se trouve à l’intérieur des cieux est, de l’avis unanime, un ignorant égaré. Certes, lorsque nous disons : « le soleil et la lune sont dans le ciel », cette expression comporte effectivement ce sens, car la préposition « fī » (dans) se rattache aussi bien à ce qui la précède qu’à ce qui la suit ; son interprétation varie donc selon le complément auquel elle est associée. De là, on distingue le fait qu’une chose soit dans un lieu, qu’un corps occupe un espace, qu’un accident inhère à un corps, que le visage apparaisse dans le miroir, ou que la parole soit dans un feuillet ; chaque catégorie possède une particularité qui la distingue des autres, bien que la préposition « fī » soit employée dans tous ces cas. Si quelqu’un demandait : « Le Trône se trouve-t-il dans le ciel ou sur la terre ? », on répondrait : « Dans le ciel. » Et si l’on demandait : « Le Paradis est-il dans le ciel ou sur la terre ? », on dirait : « Le Paradis est dans le ciel. » Cela n’implique nullement que le Trône se situe à l’intérieur des cieux, ni même le Paradis. En effet, il a été authentiquement rapporté du Prophète — que les prières et la paix d’Allāh soient sur lui — qu’il a dit : « Lorsque vous demandez à Allāh le Paradis, demandez-Lui al-Firdaws, car c’est la partie la plus élevée et la plus centrale du Paradis, et son toit est le Trône du Tout-Miséricordieux. » Ainsi, ce Paradis dont le toit est le Trône se trouve au-dessus des sphères célestes, bien que le Paradis soit
وَمَلِيكُهُ إذَا كَانَ فَوْقَ جَمِيعِ خَلْقِهِ: كَيْفَ يَجِبُ أَنْ يَكُونَ مُحْتَاجًا إلَى خَلْقِهِ أَوْ عَرْشِهِ؟ أَوْ كَيْفَ يَسْتَلْزِمُ عُلُوُّهُ عَلَى خَلْقِهِ هَذَا الِافْتِقَارَ وَهُوَ لَيْسَ بِمُسْتَلْزَمِ فِي الْمَخْلُوقَاتِ؟ وَقَدْ عُلِمَ أَنَّ مَا ثَبَتَ لِمَخْلُوقِ مِنْ الْغِنَى عَنْ غَيْرِهِ فَالْخَالِقُ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى أَحَقُّ بِهِ وَأَوْلَى وَكَذَلِكَ قَوْلُهُ: {أَأَمِنْتُمْ مَنْ فِي السَّمَاءِ أَنْ يَخْسِفَ بِكُمُ الْأَرْضَ فَإِذَا هِيَ تَمُورُ} مَنْ تَوَهَّمَ أَنَّ مُقْتَضَى هَذِهِ الْآيَةِ أَنْ يَكُونَ اللَّهُ فِي دَاخِلِ السَّمَوَاتِ فَهُوَ جَاهِلٌ ضَالٌّ بِالِاتِّفَاقِ، وَإِنْ كُنَّا إذَا قُلْنَا: إنَّ الشَّمْسَ وَالْقَمَرَ فِي السَّمَاءِ يَقْتَضِي ذَلِكَ فَإِنَّ حَرْفَ (فِي مُتَعَلِّقٌ بِمَا قَبْلَهُ وَبِمَا بَعْدَهُ - فَهُوَ بِحَسَبِ الْمُضَافِ إلَيْهِ وَلِهَذَا يُفَرَّقُ بَيْنَ كَوْنِ الشَّيْءِ فِي الْمَكَانِ وَكَوْنِ الْجِسْمِ فِي الْحَيِّزِ وَكَوْنِ الْعَرَضِ فِي الْجِسْمِ وَكَوْنِ الْوَجْهِ فِي الْمِرْآةِ وَكَوْنِ الْكَلَامِ فِي الْوَرَقِ فَإِنَّ لِكُلِّ نَوْعٍ مِنْ هَذِهِ الْأَنْوَاعِ خَاصَّةً يَتَمَيَّزُ بِهَا عَنْ غَيْرِهِ وَإِنْ كَانَ حَرْفُ (فِي مُسْتَعْمَلًا فِي ذَلِكَ فَلَوْ قَالَ قَائِلٌ: الْعَرْشُ فِي السَّمَاءِ أَوْ فِي الْأَرْضِ؟ لَقِيلَ فِي السَّمَاءِ وَلَوْ قِيلَ: الْجَنَّةُ فِي السَّمَاءِ أَمْ فِي الْأَرْضِ؟ لَقِيلَ الْجَنَّةُ فِي السَّمَاءِ؛ وَلَا يَلْزَمُ مِنْ ذَلِكَ أَنْ يَكُونَ الْعَرْشُ دَاخِلَ السَّمَوَاتِ بَلْ وَلَا الْجَنَّةُ فَقَدْ ثَبَتَ فِي الصَّحِيحِ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَنَّهُ قَالَ: {إذَا سَأَلْتُمْ اللَّهَ الْجَنَّةَ فَاسْأَلُوهُ الْفِرْدَوْسَ فَإِنَّهُ أَعْلَى الْجَنَّةِ وَأَوْسَطُ الْجَنَّةِ وَسَقْفُهَا عَرْشُ الرَّحْمَنِ} فَهَذِهِ الْجَنَّةُ سَقْفُهَا الَّذِي هُوَ الْعَرْشُ فَوْقَ الْأَفْلَاكِ. مَعَ أَنَّ الْجَنَّةَ فِي