Au contraire, cela est même préférable. En effet, leurs ouvrages n’ont pas été rédigés à l’intention d’un musulman précis, de sorte qu’on y insérerait quelque trahison ; il n’y a donc nul besoin de se livrer à une quelconque perfidie à leur égard. Il ne s’agit que de tirer profit de leurs productions, tout comme on bénéficie de leurs habits, de leurs demeures, de leurs terres cultivées, de leurs armes, et autres biens semblables.
S’ils mentionnent quelque chose ayant trait à la religion, alors : — s’ils le rapportent des Prophètes, ils se trouvent, à cet égard, dans la même position que les Gens du Livre, voire dans un état plus blâmable ; — et s’ils fondent cette connaissance sur le raisonnement purement intellectuel, si celui-ci concorde avec ce qui se trouve dans le Coran, cela est vérité ; mais s’il le contredit, le Coran renferme l’explication de sa fausseté au moyen des paraboles qu’il y expose, comme l’a dit le Très-Haut : « Ils ne viennent à toi avec aucun exemple sans que Nous ne t’apportions la vérité et une explication meilleure » {al-Furqân, 33}. Ainsi, dans le Coran résident la vérité et l’analogie explicite qui démontrent l’invalidité des analogies qu’ils avancent.
Lorsque leurs propos sont formulés de manière générale, mêlant vérité et erreur — ce qui est le plus fréquent chez les Sabéens falsificateurs, tels Aristote et ses disciples, ainsi que ceux qui les ont suivis par la suite — il convient alors d’accepter la part de vérité et de rejeter le faux ; néanmoins, la manière dont la vérité y est décrite ne saurait égaler la description qu’en donne le Coran. Tout en cette matière dépend donc de la connaissance du Coran, de ses significations, de son exégèse et de sa traduction.
La traduction et l’interprétation se répartissent en trois niveaux :
1. Le premier consiste en la simple traduction du terme, c’est-à-dire le transfert d’un mot par son synonyme. Dans ce type de traduction, il s’agit de savoir que ce que les uns entendent par ce terme est exactement ce que les autres visent par l’autre terme. Voilà là une science utile, car nombre de gens attachent le sens au mot et n’en détachent pas la signification des deux vocables à la fois.
بَلْ هَذَا أَحْسَنُ. لِأَنَّ كُتُبَهُمْ لَمْ يَكْتُبُوهَا لِمُعَيَّنِ مِنْ الْمُسْلِمِينَ حَتَّى تَدْخُلَ فِيهَا الْخِيَانَةُ لَيْسَ هُنَاكَ حَاجَةٌ إلَى أَحَدٍ مِنْهُمْ بِالْخِيَانَةِ بَلْ هِيَ مُجَرَّدُ انْتِفَاعٍ بِآثَارِهِمْ كَالْمَلَابِسِ وَالْمَسَاكِنِ وَالْمَزَارِعِ وَالسِّلَاحِ وَنَحْوِ ذَلِكَ. وَإِنْ ذَكَرُوا مَا يَتَعَلَّقُ
" بِالدِّينِ "
فَإِنْ نَقَلُوهُ عَنْ الْأَنْبِيَاءِ كَانُوا فِيهِ كَأَهْلِ الْكِتَابِ وَأَسْوَأِ حَالًا وَإِنْ أَحَالُوا مَعْرِفَتَهُ عَلَى الْقِيَاسِ الْعَقْلِيِّ فَإِنْ وَافَقَ مَا فِي الْقُرْآنِ فَهُوَ حَقٌّ وَإِنْ خَالَفَهُ فَفِي الْقُرْآنِ بَيَانُ بُطْلَانِهِ بِالْأَمْثَالِ الْمَضْرُوبَةِ كَمَا قَالَ تَعَالَى:
{وَلَا يَأْتُونَكَ بِمَثَلٍ إلَّا جِئْنَاكَ بِالْحَقِّ وَأَحْسَنَ تَفْسِيرًا}
فَفِي الْقُرْآنِ الْحَقُّ وَالْقِيَاسُ الْبَيِّنُ الَّذِي يُبَيِّنُ بُطْلَانَ مَا جَاءُوا بِهِ مِنْ الْقِيَاسِ وَإِنْ كَانَ مَا يَذْكُرُونَهُ مُجْمَلًا فِيهِ الْحَقُّ - وَهُوَ الْغَالِبُ عَلَى الصَّابِئَةِ الْمُبَدِّلِينَ مِثْلُ
" أَرِسْطُو "
وَأَتْبَاعِهِ وَعَلَى مَنْ اتَّبَعَهُمْ مِنْ الْآخَرِينَ - قَبْلَ الْحَقِّ وَرَدِّ الْبَاطِلِ وَالْحَقُّ مِنْ ذَلِكَ لَا يَكُونُ بَيَانُ صِفَةِ الْحَقِّ فِيهِ كَبَيَانِ صِفَةِ الْحَقِّ فِي الْقُرْآنِ. فَالْأَمْرُ فِي هَذَا مَوْقُوفٌ عَلَى مَعْرِفَةِ الْقُرْآنِ وَمَعَانِيهِ وَتَفْسِيرِهِ وَتَرْجَمَتِهِ.
وَالتَّرْجَمَةُ وَالتَّفْسِيرُ
" ثَلَاثُ طَبَقَاتٍ "
:
أَحَدُهَا:
تَرْجَمَةُ مُجَرَّدِ اللَّفْظِ مِثْلُ نَقْلِ اللَّفْظِ بِلَفْظِ مُرَادِفٍ فَفِي هَذِهِ التَّرْجَمَةِ تُرِيدُ أَنْ تَعْرِفَ أَنَّ الَّذِي يَعْنِي بِهَذَا اللَّفْظِ عِنْدَ هَؤُلَاءِ هُوَ بِعَيْنِهِ الَّذِي يَعْنِي بِاللَّفْظِ عِنْدَ هَؤُلَاءِ. فَهَذَا عِلْمٌ نَافِعٌ. إذْ كَثِيرٌ مِنْ النَّاسِ يُقَيِّدُ الْمَعْنَى بِاللَّفْظِ فَلَا يُجَرِّدُهُ عَنْ اللَّفْظَيْنِ جَمِيعًا.