et de leur conjonction, de la séparation de l’un d’eux d’avec l’autre d’un certain nombre de degrés, ainsi que des causes de l’apparition du croissant, de la pleine lune, de l’occultation, de l’éclipse solaire et de l’éclipse lunaire. Il en vient ainsi à accorder à l’avis du calculateur menteur, ignorant des règles de l’observation visuelle, une telle considération.
Quant à ceux qui communiquent avec exactitude certaines données relatives au calcul, à la configuration des sphères célestes et à leurs mouvements, il se peut que des ignorants incultes, se réclamant de la foi — ou même de l’athéisme —, les contredisent. Ils les considèrent alors comme ayant contrevenu à la religion en recourant au calcul pour déterminer l’observation du croissant, ou en suivant les jugements astrologiques relatifs aux influences bénéfiques ou néfastes des astres. Voyant qu’ils se sont livrés à cela — alors que cela fait partie des interdits religieux —, ils se mettent à rejeter tout ce qu’ils disent dans ce domaine.
Ils ne distinguent pas entre la vérité attestée par les textes révélés et la raison, et le faux qui contredit les textes révélés et la raison. Néanmoins, leur état religieux est meilleur que celui de la première catégorie. En effet, ceux-ci ont rejeté une part de la vérité par interprétation erronée et par ignorance, sans pour autant altérer certains fondements de l’islam. Tandis que les premiers peuvent en venir à altérer l’islam.
Car nous savons nécessairement, de la religion de l’islam, qu’il n’est pas permis de se fonder, pour l’observation du croissant marquant le jeûne, le pèlerinage, le délai de viduité, le serment d’abstinence conjugale ou d’autres règles liées au croissant lunaire, sur l’information d’un calculateur affirmant qu’il est visible ou qu’il ne l’est pas. Les textes abondamment rapportés du Prophète, paix et salut sur lui, à ce sujet sont nombreux. Les musulmans font unanimement consensus sur ce point. Aucun désaccord ancien n’y est connu, ni aucun désaccord récent ; si ce n’est que