De même, s’agissant de l’exégèse proposée par le shaykh Abû Aḥmad Muḥammad b. ʿAlî, le juriste karjien, imâm connu sous le surnom d’al-Qaṣṣâb, au sujet des versets et des traditions relatifs à la perception qu’aurait le défunt du châtiment, et de la longue digression qu’il consacre à cette question dans son ouvrage intitulé « Nukat al-Qur’ân », où il affirme qu’après l’interrogatoire le mort ne ressent ni la longueur de son séjour dans le barzakh ni le châtiment, nous disons : voilà une interprétation dont il s’est trouvé l’unique défenseur ; les imâms ne l’ont pas suivi, et l’avis valable est celui auquel la majorité a souscrit. Le fait qu’un savant s’isole sur un point n’altère pas son rang ni son mérite, car, depuis l’époque des Compagnons et des Successeurs jusqu’à nos jours, l’excuse accordée à quiconque s’est singularisé consiste à rappeler : « Tout savant a sa maladresse, tout sabre sa brèche et tout coursier sa chute. » Il en va de même pour tout imâm qui, au fil des siècles et des générations, resterait seul sur une question ; néanmoins, la position reconnue demeure celle qu’a adoptée la majorité.
وكذلك في تأويل الشيخ أبي أحمد محمد بن علي الفقيه الكرجي الإمام المعروف بالقصاب للآيات والأخبار الواردة في إحساس الميت بالعذاب وإطنابه في كتابه المعروف بـ نكت القرآن وذهابه إلى أن الميت بعد السؤال لا يحس طول لبثه في البرزخ ولا بالعذاب فنقول هذا تأويل تفرد به ولم يتابعه الأئمة عليه والقول ما ذهب إليه الجمهور وتفرده بالمسائل لا يؤثر ولا يقدح في درجاتهم وعذر كل من تفرد بمسألة من أئمتنا من عصر الصحابة والتابعين إلى زماننا هذا أن يقال لكل عالم هفوة ولكل صارم نبوة ولكل جواد كبوة وكذلك عذر كل إمام ينفرد بمسألة على ممر الأعصار والدهور غير أن المشهور ما ذهب إليه الجمهور