Dans l’une de ses premières œuvres – qu’il composa en 693 H –, il opte pour la non-acceptation du repentir du zindîq et déclare : « Cet homme, la preuve est établie de la corruption de sa croyance, de son démenti (c’est-à-dire du Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui –) et de l’irrévérence dont il a fait preuve à son égard. Manifester à présent l’aveu de sa mission n’ajoute rien à ce qu’il affichait déjà auparavant ; cet indice a donc perdu toute valeur probante et il n’est pas permis de s’y fier. Tel est l’argument de ceux qui n’agréent pas le repentir du zindîq ; c’est l’avis des gens de Médine, de Mâlik et de ses disciples, d’al-Layth ibn Saʿd, l’opinion prépondérante des deux versions rapportées d’Abû Hanîfa, l’une des versions attribuées à Ahmad – défendue par nombre de ses compagnons –, et, selon ces deux imâms, on le somme de se repentir ; c’est aussi la position la plus connue de l’imâm al-Shâfiʿî… » (1) Il dit ailleurs : « Le zindîq est l’hypocrite ; on ne le met à mort que lorsqu’il apparaît qu’il cache son hypocrisie. Ils ont dit : Son repentir ne peut être constaté, car au bout du compte il ne fait qu’afficher ce qu’il affichait déjà ; il manifestait la foi alors qu’il était hypocrite. Si l’on acceptait le repentir des zindîqs, il n’existerait plus de moyen de les exécuter, alors que le Coran les a menacés de mise à mort. » (2) Et l’hâfiẓ Ibn al-Qayyim – qu’Allah lui fasse miséricorde – affirme : « Pour ce zindîq, la preuve est établie de la corruption de sa croyance, de son démenti, de son mépris de la religion et de ses atteintes à celle-ci. Le fait qu’il affiche l’aveu de la foi et le repentir après qu’on a pris pouvoir sur lui ne diffère en rien de ce qu’il affichait auparavant ; cette indication a perdu toute valeur probante à cause de la zandaqa qu’il a montrée, et il n’est donc pas permis de s’y fier. » (3) Selon ce groupe de juristes, son repentir n’est pas accepté extérieurement et la peine légale pour apostasie est appliquée contre lui ; quant à ce qui se passe entre lui et Allah, s’il est sincère, son repentir est accepté sans aucune divergence.
(1) Al-Sarim al-Maslul, vol. 3, p. 650. (2) Al-Iman, p. 171. Le Coran a menacé les hypocrites de mise à mort, en ces termes : « Si les hypocrites, ceux dont les cœurs sont malades et les instigateurs de troubles dans la cité ne cessent pas, Nous t’inciterons contre eux ; alors ils ne te resteront voisins que peu nombreux. Maudits, où qu’ils soient rencontrés, ils seront saisis et exterminés » (Coran, al-Ahzab 60-61). (3) A‘lam al-Muwaqqin, vol. 3, p. 131.
من مؤلفاته المتقدمة -حيث ألفه سنة ٦٩٣ هـ- إلى عدم قبول توبة الزنديق حيث يقول فيه: "هذا الرجل قد قام الدليل على فساد عقيدته، وتكذيبه به (يعني: بالنبي - صلى الله عليه وسلم -) واستهانته به، فإظهار الإقرار برسالته الآن، ليس فيه أكثر مما كان يظهر قبل هذا، وهذا القدر بطلت دلالته، فلا يجوز الاعتماد عليه، وهذه نكتة من لا يقبل توبة الزنديق، وهو مذهب أهل المدينة، ومالك وأصحابه، والليث بن سعد، وهو المنصور من الروايتين عن أبي حنيفة، وهو إحدى الروايات عن أحمد، نصرها كثير من أصحابه، وعنهما يستتاب، وهو المشهور عن الشافعي .. " (١) . ويقول في موضع آخر: "والزنديق هو المنافق، وإنما يقتله من يقتله إذا ظهر منه أنه يكتم النفاق، قالوا: ولا تعلم توبته، لأن غاية ما عنده أنه يظهر ما كان يظهر، وقد كان يظهر الإيمان وهو منافق، ولو قبل توبة الزنادقة لم يكن سبيل إلى تقتيلهم، والقرآن قد توعدهم بالتقتيل" (٢) . ويقول الحافظ ابن القيم -رحمه الله-: "فهذا الزنديق قد قام الدليل على فساد عقيدته وتكذيبه واستهانته بالدين وقدحه فيه، فإظهاره الإقرار والتوبة بعد القدرة عليه ليس فيه أكثر مما كان يظهره قبل هذا، وهذا القدر قد بطلت دلالته بما أظهره من الزندقة، فلا يجوز الاعتماد عليه" (٣) . وعند هذا الفريق من الفقهاء لا تقبل توبته في الظاهر، ويقام عليه حد الردة، وأما بينه وبين الله، فإن كان صادقاً قبلت توبته بلا خلاف.
(١) الصارم المسلول (٣/ ٦٥٠). (٢) الإيمان (١٧١) والقرآن قد توعد المنافقين بالتقتيل، فى قول الله: {لَئِنْ لَمْ يَنْتَهِ الْمُنَافِقُونَ وَالَّذِينَ فِي قُلُوبِهِمْ مَرَضٌ وَالْمُرْجِفُونَ فِي الْمَدِينَةِ لَنُغْرِيَنَّكَ بِهِمْ ثُمَّ لَا يُجَاوِرُونَكَ فِيهَا إِلَّا قَلِيلًا (٦٠) مَلْعُونِينَ أَيْنَمَا ثُقِفُوا أُخِذُوا وَقُتِّلُوا تَقْتِيلًا (٦١)} [الأحزاب: ٦٠، ٦١]. (٣) أعلام الموقعين (٣/ ١٣١).