Toi, l’Unique, l’Absolu, qui n’engendre pas et n’a pas été engendré, et nul n’est Ton égal » (1).
Dans un autre hadith :
« Ô Allah, je Te demande par Ta science de l’invisible et par Ton pouvoir sur la création » (2).
Tous ces hadiths sont authentiques ; ils ont été rapportés par Ibn Ḥibbān, l’imam Aḥmad et al-Ḥākim.
Cela met en pratique la parole du Très-Haut :
« À Allah appartiennent les Noms les plus beaux ; invoquez-Le donc par eux » (Al-Aʿrāf, 180).
La supplication : « que Tu fasses du Coran le printemps de mon cœur et la lumière de ma poitrine » réunit deux fondements : la vie et la lumière. En effet, le printemps désigne la pluie qui revivifie la terre et y fait pousser la verdure. Le Prophète demande donc à Allah — par son adoration, l’affirmation de Son unicité, et par Ses Noms et Attributs — de faire de Son Livre, qu’Il a établi comme esprit pour les mondes et lumière, une vie (3) pour son cœur, à l’image de l’eau qui fait vivre la terre, et une lumière pour lui, comparable au soleil qui éclaire la terre. Or, la vie et la lumière englobent tout le bien.
Allah, Très-Haut, dit :
« Celui qui était mort et que Nous avons ramené à la vie, à qui Nous avons donné une lumière avec laquelle il marche parmi les gens, est-il comparable à celui qui demeure dans les ténèbres ?… » (Al-Anʿām, 122).
Et Il dit encore :
« De même, Nous t’avons révélé un Esprit émanant de Notre ordre. Tu ne savais ni ce qu’est le Livre ni ce qu’est la foi, mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs » (Ach-Chūrâ, 52).
Il affirme ainsi que le Coran est un esprit qui confère la vie et une lumière qui apporte la guidée ; ceux qui le suivent
(1) Ce hadith est rapporté par Ahmad (n° 22965), Abû Dâwûd (n° 1493) et al-Tirmidhî (n° 3475) par plusieurs chaînes en provenance de Burayda, en version longue et en version courte. Al-Tirmidhî le qualifie de «hasan gharîb», et il a été authentifié par Ibn Hibban (n° 891) et al-Hakîm (n° 1858).
(2) Sa chaîne de transmission a déjà été mentionnée ci-dessus (t. 2, p. 350).
(3) «D» : «wa hayât».
أنت، الأحد الصمد، الذي لم يلد ولم يولد، ولم يكن له كفوًا أحد»
(١)
.
وفي الحديث الآخر:
«اللهم إني أسألك بعلمك الغيب، وقدرتك على الخلق»
(٢)
.
وكلها أحاديث صحاح، رواها ابن حبان والإمام أحمد والحاكم.
وهذا تحقيق لقوله تعالى:
{وَلِلَّهِ الْأَسْمَاءُ الْحُسْنَى فَادْعُوهُ بِهَا}
[الأعراف: ١٨٠]
.
وقوله:
«أن تجعل القرآن ربيع قلبي، ونور صدري»
يجمع أصلين: الحياة والنور؛ فإن الربيع هو المطر الذي يحيي الأرض فينبت الربيع، فسأل اللهَ بعبوديته له وتوحيده وأسمائه وصفاته أن يجعل كتابه الذي جعله روحًا للعالمين ونورًا حياةً
(٣)
لقلبه؛ بمنزلة الماء الذي تحيى به الأرض، ونورًا له؛ بمنزلة الشمس التي تستنير بها الأرض، والحياة والنور جماع الخير كله.
قال تعالى:
{أَوَمَنْ كَانَ مَيْتًا فَأَحْيَيْنَاهُ وَجَعَلْنَا لَهُ نُورًا يَمْشِي بِهِ فِي النَّاسِ كَمَنْ مَثَلُهُ فِي الظُّلُمَاتِ}
[الأنعام: ١٢٢]
،
وقال تعالى:
{وَكَذَلِكَ أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ رُوحًا مِنْ أَمْرِنَا مَا كُنْتَ تَدْرِي مَا الْكِتَابُ وَلَا الْإِيمَانُ وَلَكِنْ جَعَلْنَاهُ نُورًا نَهْدِي بِهِ مَنْ نَشَاءُ مِنْ عِبَادِنَا}
[الشورى: ٥٢]
، فأخبر أنه روح تحصل به الحياة، ونور تحصل به الهداية، فأتباعه
(١) أخرجه أحمد (٢٢٩٦٥)، وأبو داود (١٤٩٣)، والترمذي (٣٤٧٥) من طرق عن بريدة مطولًا ومختصرًا، قال الترمذي: «هذا حديث حسن غريب»، وصححه ابن حبان (٨٩١)، والحاكم (١٨٥٨).
(٢) تقدم تخريجه (٢/ ٣٥٠).
(٣) «د»: «وحياة».