Le Messager d’Allah ﷺ plaça un nourrisson sur ses genoux afin de lui faire le tahnîk ; l’enfant urina alors sur lui. Il demanda donc qu’on lui apporte de l’eau et la fit couler sur l’endroit souillé.
Paroles de l’auteur :
« Chapitre : Placer l’enfant sur les genoux (ḥijr) ».
Il y cite le ḥadith de ʿÂʾicha rapportant que le Prophète ﷺ installa un enfant dans son giron. L’explication en a déjà été donnée dans le Livre de la Purification ainsi que, récemment encore, dans celui de lʾʿAqîqa. On y apprend la douceur à avoir envers les tout-petits, la patience face aux désagréments qu’ils peuvent causer, et l’absence de réprobation à leur égard, puisqu’ils ne sont pas astreints aux obligations religieuses.
22. Chapitre : Placer l’enfant sur la cuisse
Hadith 6003 – ʿAbd-Allâh b. Muḥammad nous a rapporté, ʿÂrim nous a rapporté, al-Muʿtamir b. Sulaymân nous a rapporté d’après son père qui dit : J’ai entendu Abû Tamîma relater d’après Abû ʿUthmân al-Nahdî — Abû ʿUthmân rapportant — d’après Usâma b. Zayd – qu'Allah soit satisfait de lui – :
« Le Messager d’Allah ﷺ me prenait, me faisait asseoir sur sa cuisse, faisait asseoir al-Ḥasan sur son autre cuisse, puis il les serrait contre lui et disait : “Ô Allah ! Fais-leur miséricorde, car moi-même je leur témoigne miséricorde.” »
Et d’après ʿAlî, il dit : Yaḥyâ nous a rapporté, Sulaymân nous a rapporté, d’après Abû ʿUthmân : — Le Taimî (Sulaymân) dit : « Une hésitation naquit dans mon cœur : “Ai-je réellement entendu ce ḥadith d’Abû ʿUthmân ?” J’avais pourtant déjà narré telle et telle version sans l’avoir directement entendu de lui. J’ai alors vérifié et l’ai retrouvé écrit dans mes notes parmi ce que j’avais bien entendu. »
Paroles de l’auteur :
« Chapitre : Placer l’enfant sur la cuisse ».
Cette rubrique est plus ciblée que la précédente. Il y rapporte le ḥadith d’Usâma b. Zayd.
– « d’après son père » : il s’agit de Sulaymân b. Ṭarḫân al-Taimî.
Abû Tamîma est Ṭarîf b. Mujâlid al-Hujaymî (avec un hāʼ et une jîm, diminutif).
– « Il me faisait asseoir sur sa cuisse et faisait asseoir al-Ḥasan b. ʿAlî sur l’autre cuisse » : al-Dâwûdî — selon ce qu’a rapporté Ibn al-Tîn — trouva ceci problématique, se demandant si le fait eut lieu simultanément, puisqu’Usâma était plus âgé qu’al-Ḥasan. Il chercha alors à le démontrer, alors que la chose est plus claire qu’il n’y paraît. En effet, l’avis le plus répandu situe l’âge d’al-Ḥasan à huit ans lors du décès du Prophète ﷺ, tandis qu’Usâma, de son vivant, était déjà un homme ; il l’avait même nommé commandant de l’expédition qui comptait nombre de grands Compagnons tels ʿUmar, comme cela a été expliqué dans sa biographie dans le Livre des Mérites. Plusieurs savants ont précisé qu’Usâma avait vingt ans à la mort du Prophète ﷺ. Al-Wâqidî a rapporté dans les Maghâzî, d’après Muḥammad b. al-Ḥasan b. Usâma, que ses proches dirent : « Le Messager d’Allah ﷺ mourut alors qu’Usâma avait dix-neuf ans. »
Il est donc concevable que cette scène se soit produite alors qu’Usâma était adolescent et qu’al-Ḥasan avait environ deux ans, le Prophète ﷺ ayant installé Usâma dans son giron pour une raison particulière, telle qu’une maladie dont il aurait souffert, et que, par affection, le Prophète le soigna personnellement. Al-Ḥasan, petit-fils du Prophète, survint alors et il le plaça sur l’autre cuisse, disant pour s’excuser : « Je les aime tous deux. » Allah est plus Savant.
– « Et d’après ʿAlî, il dit : “Yaḥyâ nous a rapporté, Sulaymân nous a rapporté…” »
Le “ʿAlî” en question est ʿAlî b. ʿAbd-Allâh al-Madînî ; “Yaḥyâ” est Yaḥyâ b. Saʿîd al-Qaṭṭân ; “Sulaymân” est al-Taimî déjà mentionné. Cette chaîne est raccordée à la précédente — l’auteur dit : « ʿAbd-Allâh b. Muḥammad nous a rapporté…, et d’après ʿAlî… » — ce qui revient à une narration de l’Imâm al-Bukhârî d’après ʿAlî, mais exprimée avec la locution “d’après”. Il est possible également que la conjonction se rapporte à « ʿÂrim nous a rapporté », faisant alors de cette voie une relation indirecte de l’Imâm al-Bukhârî par l’entremise de son condisciple ʿAbd-Allâh b. Muḥammad. Ceci n’est nullement étonnant au regard des transmissions entre pairs, ni de la part d’al-Bukhârî qui, à de nombreuses reprises, rapporte de plusieurs de ses maîtres en introduisant parfois un intermédiaire. Il a d’ailleurs narré beaucoup de choses d’ʿÂrim sans intermédiaire, comme on le verra prochainement dans le chapitre « Les paroles du Prophète… ».
ﷺ
وَضَعَ صَبِيًّا فِي حَجْرِهِ يُحَنِّكُهُ فَبَالَ عَلَيْهِ، فَدَعَا بِمَاءٍ فَأَتْبَعَهُ.
قَوْلُهُ:
(بَابٌ وَضْعُ الصَّبِيِّ فِي الْحِجْرِ)
ذَكَرَ فِيهِ حَدِيثَ عَائِشَةَ أَنَّ النَّبِيَّ
ﷺ
وَضَعَ صَبِيًّا فِي حِجْرِهِ وَقَدْ تَقَدَّمَ شَرْحُهُ فِي كِتَابِ الطَّهَارَةِ، وَتَقَدَّمَ أَيْضًا قَرِيبًا فِي الْعَقِيقَةِ، وَيُسْتَفَادُ مِنْهُ الرِّفْقُ بِالْأَطْفَالِ وَالصَّبْرُ عَلَى مَا يَحْدُثُ مِنْهُمْ وَعَدَمُ مُؤَاخَذَتِهِمْ لِعَدَمِ تَكْلِيفِهِمْ.
٢٢ - بَاب وَضْعِ الصَّبِيِّ عَلَى الْفَخِذِ
٦٠٠٣ - حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَارِمٌ،
حَدَّثَنَا الْمُعْتَمِرُ بْنُ سُلَيْمَانَ يُحَدِّثُ عَنْ أَبِيهِ قَالَ:
سَمِعْتُ أَبَا تَمِيمَةَ يُحَدِّثُ عَنْ أَبِي عُثْمَانَ النَّهْدِيِّ يُحَدِّثُهُ أَبُو عُثْمَانَ،
عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ
(رضي الله عنه)
كَانَ رَسُولُ اللَّهِ
ﷺ
يَأْخُذُنِي فَيُقْعِدُنِي عَلَى فَخِذِهِ وَيُقْعِدُ الْحَسَنَ عَلَى فَخِذِهِ الْأخر ثُمَّ يَضُمُّهُمَا ثُمَّ يَقُولُ:
اللَّهُمَّ ارْحَمْهُمَا فَإِنِّي أَرْحَمُهُمَا.
وَعَنْ عَلِيٍّ قَالَ:
حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ،
عَنْ أَبِي عُثْمَانَ قَالَ التَّيْمِيُّ فَوَقَعَ فِي قَلْبِي مِنْهُ شَيْءٌ قُلْتُ:
حَدَّثْتُ بِهِ كَذَا وَكَذَا فَلَمْ أَسْمَعْهُ مِنْ أَبِي عُثْمَانَ، فَنَظَرْتُ فَوَجَدْتُهُ عِنْدِي مَكْتُوبًا فِيمَا سَمِعْتُ.
قَوْلُهُ:
(بَابُ وَضْعِ الصَّبِيِّ عَلَى الْفَخِذِ)
هَذِهِ التَّرْجَمَةُ أَخَصُّ مِنَ الَّتِي قَبْلَهَا، وَذَكَرَ فِيهِ حَدِيثَ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ.
قَوْلُهُ:
(عَنْ أَبِيهِ)
هُوَ سُلَيْمَانُ بْنُ طَرْخَانَ التَّيْمِيُّ، وَأَبُو تَمِيمَةَ هُوَ طَرِيفٌ ; بِمُهْمَلَةٍ بِوَزْنِ عَظِيمٍ ابْنُ مُجَالِدٍ بِالْجِيمِ الْهُجَيْمِيُّ بِالْجِيمِ مُصَغَّرٌ.
قَوْلُهُ:
(فَيُقْعِدُنِي عَلَى فَخِذِهِ وَيُقْعِدُ الْحَسَنَ بْنَ عَلِيٍّ عَلَى فَخِذِهِ الْآخَرِ)
اسْتَشْكَلَهُ الدَّاوُدِيُّ فِيمَا نَقَلَهُ ابْنُ التِّينِ؛
فَقَالَ:
لَا أَدْرِي ذَلِكَ وَقَعَ فِي وَقْتٍ وَاحِدٍ لِأَنَّ أُسَامَةَ أَكْبَرُ مِنَ الْحَسَنِ، ثُمَّ أَخَذَ يَسْتَدِلُّ عَلَى ذَلِكَ، وَالْأَمْرُ فِيهِ أَوْضَحُ مِنْ أَنْ يَحْتَاجَ إِلَى دَلِيلٍ فَإِنَّ أَكْثَرَ مَا قِيلَ فِي عُمْرِ الْحَسَنِ عِنْدَ وَفَاةِ النَّبِيِّ
ﷺ
ثَمَانِ سِنِينَ، وَأَمَّا أُسَامَةُ فَكَانَ فِي حَيَاةِ النَّبِيِّ
ﷺ
رَجُلًا، وَقَدْ أَمَّرَهُ عَلَى الْجَيْشِ الَّذِي اشْتَمَلَ عَلَى عَدَدٍ كَثِيرٍ مِنْ كِبَارِ الْمُسْلِمِينَ كَعُمَرَ كَمَا تَقَدَّمَ بَيَانُهُ فِي تَرْجَمَتِهِ فِي الْمَنَاقِبِ، وَصَرَّحَ جَمَاعَةٌ بِأَنَّهُ كَانَ عِنْدَ مَوْتِ النَّبِيِّ
ﷺ
ابْنُ عِشْرِينَ سَنَةً، وَذَكَرَ الْوَاقِدِيُّ فِي الْمَغَازِي عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحَسَنِ بْنِ أُسَامَةَ عَنْ أَهْلِهِ؛
قَالُوا:
تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ
ﷺ
وَأُسَامَةُ ابْنُ تِسْعَ عَشَرَةَ سَنَةً؛ فَيَحْتَمِلُ أَنْ يَكُونَ ذَلِكَ وَقَعَ مِنَ النَّبِيِّ
ﷺ
وَأُسَامَةُ مُرَاهِقٌ وَالْحَسَنُ ابْنُ سَنَتَيْنِ مَثَلًا وَيَكُونُ إِقْعَادُهُ أُسَامَةَ فِي حِجْرِهِ لِسَبَبٍ اقْتَضَى ذَلِكَ كَمَرَضٍ مَثَلًا أَصَابَ أُسَامَةَ، فَكَانَ النَّبِيُّ
ﷺ
لِمَحَبَّتِهِ فِيهِ وَمَعَزَّتِهِ عِنْدَهُ يُمَرِّضُهُ بِنَفْسِهِ، فَيَحْتَمِلُ أَنْ يَكُونَ أَقْعَدَهُ فِي تِلْكَ الْحَالَةِ، وَجَاءَ الْحَسَنُ ابْنُ ابْنَتِهِ فَأَقْعَدَهُ عَلَى الْفَخِذِ الْأُخْرَى،
وَقَالَ مُعْتَذِرًا عَنْ ذَلِكَ:
إِنِّي أُحِبُّهُمَا، وَاللَّهُ أَعْلَمُ.
قَوْلُهُ:
(وَعَنْ عَلِيٍّ قَالَ: حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ)
أَمَّا عَلِيٌّ فَهُوَ عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الْمَدِينِيُّ، وَأَمَّا يَحْيَى فَهُوَ ابْنُ سَعِيدٍ الْقَطَّانُ، وَأَمَّا سُلَيْمَانُ فَهُوَ التَّيْمِيُّ الْمَذْكُورُ قَبْلُ، ثُمَّ هُوَ مَعْطُوفٌ عَلَى السَّنَدِ الَّذِي قَبْلَهُ؛
وَهُوَ قَوْلُهُ:
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ فَيَكُونُ مِنْ رِوَايَةِ الْبُخَارِيِّ، عَنْ عَلِيٍّ، وَلَكِنَّهُ عَبَّرَ عَنْهُ بِصِيغَةِ عَنْ؛
فَقَالَ:
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ إِلَخْ، وَعَنْ عَلِيٍّ إِلَخْ،
وَيَحْتَمِلُ أَنْ يَكُونَ مَعْطُوفًا عَلَى قَوْلِهِ:
حَدَّثَنَا عَارِمٌ؛ فَيَكُونُ مِنْ رِوَايَةِ الْب خَارِيِّ عَنْ شَيْخِهِ بِوَاسِطَةِ قَرِينِهِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُحَمَّدٍ، وَلَا يُسْتَغْرَبُ ذَلِكَ مِنْ رِوَايَةِ الْأَقْرَانِ وَلَا مِنَ الْبُخَارِيِّ فَقَدْ حَدَّثَ بِالْكَثِيرِ عَنْ كَثِيرٍ مِنْ شُيُوخِهِ وَيُدْخِلُ أَحْيَانًا بَيْنَهُمُ الْوَاسِطَةَ، وَقَدْ حَدَّثَ عَنْ عَارِمٍ بِالْكَثِيرِ بِغَيْرِ وَاسِطَةٍ مِنْهَا، مَا سَيَأْتِي قَرِيبًا في بَابِ قَوْلِ النَّبِيِّ