rapportée par Abou Dâwoud et par at-Tabarânî. Si la version est bien authentique, on la comprendra en supposant qu’Ibn Qusayt y aurait eu deux cheikhs. Abou Sakh­r a ajouté, dans sa propre narration : « J’ai accompli la prière derrière ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz et Abou Bakr ibn Ḥazm, et ni l’un ni l’autre n’y ont effectué la prosternation. » 7 – Chapitre de la prosternation liée à la sourate « Lorsque le ciel se fissurera » 1074 – Muslim et Mu‘âdh ibn Faḍâlah nous ont rapporté, disant : Hishâm nous informa, d’après Yaḥyâ, d’après Abou Salamah, qui a dit : « J’ai vu Abou Hurayrah – qu’Allah l’agrée – réciter : ﴾Lorsque le ciel se fissurera﴿, puis il se prosterna à son passage. Je lui dis : « Ô Abou Hurayrah, ne t’ai-je pas vu te prosterner ? » Il répondit : « Si je n’avais pas vu le Prophète – paix et bénédiction d’Allah sur lui – se prosterner, je ne me serais pas prosterné. » Commentaire (Chapitre : la prosternation dans « Lorsque le ciel se fissurera ») L’auteur y rapporte le ḥadîth d’Abou Hurayrah relatif à cette prosternation. Hishâm est Ibn Abî ‘Abdillâh ad-Dastuwâ’î, et Yaḥyâ est Ibn Abî Kathîr. Dans la version de al-Kushmayhânî on lit « fa-sajada fî-hâ », la préposition « bi » ayant ici valeur circonstancielle. La parole d’Abou Salamah : « Je ne t’ai pas vu te prosterner » est, selon certains, une interrogation de désaveu, laissant entendre que la pratique courante était différente, d’où la réprobation qu’exprima Abou Râfi‘, comme on le verra trois chapitres plus loin. Cette interprétation demeure discutable ; tout au plus pourrait-elle étayer l’avis de ceux qui estiment que la prosternation n’est pas requise lorsqu’on récite cette sourate en prière, mais aucunement l’abandonner de façon absolue. Ce qui invalide l’argument des opposants, c’est qu’Abou Salamah et Abou Râfi‘ ne contestèrent pas Abou Hurayrah après que celui-ci leur eut exposé la Sunna en la matière, ni ne lui objectèrent la pratique contraire. Ibn ‘Abd al-Barr dit : « Quelle pratique pourrait-on invoquer quand elle contredit le Prophète ﷺ et les califes bien-guidés après lui ? » 8 – Chapitre : Celui qui se prosterne quand le récitant se prosterne Ibn Mas‘ûd dit à Tamîm ibn Ḥadhlam – alors qu’il n’était qu’un jeune garçon – lorsqu’il lui récita un verset de prosternation : « Prosterne-toi, car tu es notre imâm à ce propos. » 1075 – Musaddad nous rapporta, disant : Yaḥyâ nous transmit, d’après ‘Ubaydullâh ; il dit : Nâfi‘ m’informa, d’après Ibn ‘Umar – qu’Allah les agrée – qui dit : « Le Prophète ﷺ nous récitait une sourate comportant un verset de prosternation ; il se prosternait et nous nous prosternions avec lui, à tel point qu’aucun de nous ne trouvait de place où poser son front. » [Ḥadîth 1057 – ses deux autres chaînes se trouvent aux numéros 1076 et 1079] Commentaire (Chapitre : celui qui se prosterne à la prosternation du récitant) Ibn Baṭṭâl dit : « Les savants sont unanimes : lorsque le récitant se prosterne, il incombe à l’auditeur de se prosterner. » Il l’a ainsi énoncé, et l’on verra plus loin l’avis de ceux qui subordonnent cela à l’intention d’écouter. Le titre même indique que si le récitant ne se prosterne pas, l’auditeur ne se prosterne pas, chose qui sera confirmée par la suite. (Et Ibn Mas‘ûd dit à Tamîm ibn Ḥadhlam…) – Le nom Ḥadhlam se lit avec un ḥâ’ muhmala puis un lâm, chacune étant suivie d’une consonne sifflante, le lâm étant atone. (Imâmunâ – « notre imâm ») Al-Ḥamawî ajoute cette précision. Cet effet est relié par Sa‘îd ibn Manṣûr, d’après al-Mughîrah, d’après Ibrâhîm, lequel rapporte que Tamîm ibn Ḥadhlam a dit : « J’ai récité le Coran à ‘Abdullâh alors que j’étais encore un garçon ; lorsque je suis passé sur un verset de prosternation, ‘Abdullâh dit : “C’est toi qui es notre imâm à ce propos.” » Ce propos a également été rapporté avec élévation (marfû‘) par Ibn Abî Shaybah, selon la chaîne Ibn ‘Ajlân – Zayd ibn Aslam : un jeune serviteur récita un verset de prosternation devant le Prophète ﷺ ; le garçon attendit que le Prophète ﷺ se prosterne. Comme celui-ci ne se prosterna pas, il dit : « Ô Messager d’Allah, n’y a-t-il pas prosternation dans ce verset ? » Il répondit : « Si, mais c’est toi qui étais notre imâm à ce propos ; si tu t’étais prosterné, nous nous serions prosternés. » Les hommes de cette chaîne sont fiables, sauf qu’il s’agit d’un hadith mursal. Il est rapporté également de Zayd ibn Aslam, d’après ‘Atâ’ ibn Yasâr : « Il m’est parvenu… », avec un contenu similaire. Al-Bayhaqî l’a recueilli par la voie d’Ibn Wahb, d’après Hishâm ibn Sa‘d et Ḥafṣ ibn Maysarah, tous deux d’après Zayd ibn Aslam.
دَاوُدَ، وَالطَّبَرَانِيُّ، فَإِنْ كَانَ مَحْفُوظًا حُمِلَ عَلَى أَنَّ لِابْنِ قُسَيْطٍ فِيهِ شَيْخَيْنِ، وَزَادَ أَبُو صَخْرٍ فِي رِوَايَتِهِ: وَصَلَّيْتُ خَلْفَ عُمَرَ بْنِ عَبْدِ الْعَزِيزِ، وَأَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ فَلَمْ يَسْجُدَا فِيهَا. ٧ - بَاب سَجْدَةِ إِذَا السَّمَاءُ انْشَقَّتْ ١٠٧٤ - حَدَّثَنَا مُسْلِمُ، وَمُعَاذُ بْنُ فَضَالَةَ، قَالَا: أَخْبَرَنَا هِشَامٌ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ قَالَ: رَأَيْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ (رضي الله عنه) قَرَأَ: إِذَا السَّمَاءُ انْشَقَّتْ فَسَجَدَ بِهَا، فَقُلْتُ: يَا أَبَا هُرَيْرَةَ، أَلَمْ أَرَكَ تَسْجُدُ؟ قَالَ: لَوْ لَمْ أَرَ النَّبِيَّ ﷺ سَجَدَ لَمْ أَسْجُدْ. قَوْلُهُ: (بَابُ سَجْدَةِ إِذَا السَّمَاءُ انْشَقَّتْ) أَوْرَدَ فِيهِ حَدِيثَ أَبِي هُرَيْرَةَ فِي السُّجُودِ فِيهَا. وَهِشَامٌ هُوَ ابْنُ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ الدَّسْتُوَائِيُّ، وَيَحْيَى هُوَ ابْنُ أَبِي كَثِيرٍ. وَقَوْلُهُ: فَسَجَدَ بِهَا فِي رِوَايَةِ الْكُشْمِيهَنِيِّ فِيهَا وَالْبَاءُ لِلظَّرْفِ. وَقَوْلُ أَبِي سَلَمَةَ لَمْ أَرَكَ تَسْجُدُ قِيلَ هُوَ اسْتِفْهَامُ إِنْكَارٍ مِنْ أَبِي سَلَمَةَ يُشْعِرُ بِأَنَّ الْعَمَلَ اسْتَمَرَّ عَلَى خِلَافِ ذَلِكَ، وَلِذَلِكَ أَنْكَرَهُ أَبُو رَافِعٍ كَمَا سَيَأْتِي بَعْدَ ثَلَاثَةِ أَبْوَابٍ، وَهَذَا فِيهِ نَظَرٌ، وَعَلَى التَّنَزُّلِ فَيُمْكِنُ أَنْ يَتَمَسَّكَ بِهِ مَنْ لَا يَرَى السُّجُودَ بِهَا فِي الصَّلَاةِ، أَمَّا تَرْكُهَا مُطْلَقًا فَلَا. وَيَدُلُّ عَلَى بُطْلَانِ الْمُدَّعِي أَنَّ أَبَا سَلَمَةَ، وَأَبَا رَافِعٍ لَمْ يُنَازِعَا أَبَا هُرَيْرَةَ بَعْدَ أَنْ أَعْلَمَهُمَا بِالسُّنَّةِ فِي هَذِهِ الْمَسْأَلَةِ وَلَا احْتَجَّا عَلَيْهِ بِالْعَمَلِ عَلَى خِلَافِ ذَلِكَ. قَالَ ابْنُ عَبْدِ الْبَرِّ: وَأَيُّ عَمَلٍ يُدَّعَى مَعَ مُخَالَفَةِ النَّبِيِّ ﷺ وَالْخُلَفَاءِ الرَّاشِدِينَ بَعْدَهُ؟ ٨ - بَاب مَنْ سَجَدَ لِسُجُودِ الْقَارِئِ وَقَالَ ابْنُ مَسْعُودٍ، لِتَمِيمِ بْنِ حَذْلَمٍ - وَهُوَ غُلَامٌ - فَقَرَأَ عَلَيْهِ سَجْدَةً فَقَالَ اسْجُدْ، فَأَنْتَ إِمَامُنَا فِيهَا ١٠٧٥ - حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، قَالَ: حَدَّثَنَا يَحْيَى، عن عُبَيْدُ اللَّهِ، قَالَ: حَدَّثَنِي نَافِعٌ، عَنْ ابْنِ عُمَرَ (رضي الله عنه) قَالَ: كَانَ النَّبِيُّ ﷺ يَقْرَأُ عَلَيْنَا السُّورَةَ فِيهَا السَّجْدَةُ فَيَسْجُدُ وَنَسْجُدُ حَتَّى مَا يَجِدُ أَحَدُنَا مَوْضِعَ جَبْهَتِهِ. [الحديث ١٠٥٧ - طرفاه في ١٠٧٦، ١٠٧٩] قَوْلُهُ: (بَابُ مَنْ سَجَدَ سُجُودَ الْقَارِئِ) قَالَ ابْنُ بَطَّالٍ: أَجْمَعُوا عَلَى أَنَّ الْقَارِئَ إِذَا سَجَدَ لَزِمَ الْمُسْتَمِعَ أَنْ يَسْجُدَ كَذَا أُطْلِقَ، وَسَيَأْتِي بَعْدَ بَابِ قَوْلِ مَنْ جَعَلَ ذَلِكَ مَشْرُوطًا بِقَصْدِ الِاسْتِمَاعِ. وَفِي التَّرْجَمَةِ إِشَارَةٌ إِلَى أَنَّ الْقَارِئَ إِذَا لَمْ يَسْجُدْ لَمْ يَسْجُدِ السَّامِعُ. وَيَتَأَيَّدُ بِمَا سَأَذْكُرُهُ. قَوْلُهُ: (وَقَالَ ابْنُ مَسْعُودٍ، لِتَمِيمِ بْنِ حَذْلَمٍ) بِفَتْحِ الْمُهْمَلَةِ وَاللَّامِ بَيْنَهُمَا مُعْجَمَةٌ سَاكِنَةٌ. قَوْلُهُ: (إِمَامُنَا) زَادَ الْحَمَوِيُّ فِيهَا وَهَذَا الْأَثَرُ وَصَلَهُ سَعِيدُ بْنُ مَنْصُورٍ مِنْ رِوَايَةِ مُغِيرَةَ عَنْ إِبْرَاهِيمَ قَالَ: قَالَ تَمِيمُ بْنُ حَذْلَمٍ: قَرَأْتُ الْقُرْآنَ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ وَأَنَا غُلَامٌ، فَمَرَرْتُ بِسَجْدَةٍ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ: أَنْتَ إِمَامُنَا فِيهَا. وَقَدْ رُوِيَ مَرْفُوعًا، أَخْرَجَهُ ابْنُ أَبِي شَيْبَةَ مِنْ رِوَايَةِ ابْنِ عَجْلَانَ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، أَنَّ غُلَامًا قَرَأَ عِنْدَ النَّبِيِّ ﷺ السَّجْدَةَ، فَانْتَظَرَ الْغُلَامُ النَّبِيَّ ﷺ أَنْ يَسْجُدَ، فَلَمَّا لَمْ يَسْجُدْ قَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَلَيْسَ فِي هَذِهِ السَّجْدَةِ سُجُودٌ؟ قَالَ: بَلَى، وَلَكِنَّكَ كُنْتَ إِمَامَنَا فِيهَا، وَلَوْ سَجَدْتَ لَسَجَدْنَا. رِجَالُهُ ثِقَاتٌ إِلَّا أَنَّهُ مُرْسَلٌ. وَقَدْ رُوِيَ عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ قَالَ: بَلَغَنِي، فَذَكَرَ نَحْوَهُ. أَخْرَجَهُ الْبَيْهَقِيُّ مِنْ رِوَايَةِ ابْنِ وَهْبٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ سَعْدٍ، وَحَفْصِ بْنِ مَيْسَرَةَ مَعًا عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ