Ces gens-là – malgré l’excès de leur ignorance et de leur égarement – se contredisent, car la logique poussée de leur doctrine conduit à neutraliser toutes les causes secondes.
On pourrait dire à l’un d’eux : « Si la satiété et l’étanchement de ta soif t’ont été prédestinés, ils se produiront inéluctablement, que tu manges ou que tu t’abstiennes (1). S’ils ne t’ont pas été prédestinés, ils ne se produiront pas, que tu manges ou non.
De même, si un enfant t’a été décrété, il viendra nécessairement, que tu aies commerce avec ton épouse ou avec ta servante (2), ou que tu t’en abstiennes. S’il ne t’a pas été décrété, il ne viendra pas ; il n’y a donc nul besoin de mariage ni de concubinage. Et ainsi de suite. »
Un homme sensé, un simple être humain, tiendrait-il un tel propos ? Le bétail lui-même est naturellement poussé à employer les moyens qui assurent sa subsistance et sa vie. Les animaux sont donc plus avisés et plus intelligents que ces gens qui ressemblent à des troupeaux, voire s’égarent davantage encore.
L’un d’eux a voulu faire preuve d’esprit et a déclaré : « Se consacrer à la supplication relève du pur culte ; Allah récompense celui qui invoque, sans que cela ait la moindre incidence sur la chose demandée. » Pour ce « malin » (3), il n’existe donc aucune différence, quant à l’obtention de la requête, entre formuler une prière et garder le silence de cœur et de langue ; pour lui, le lien entre la supplication et son résultat est identique à celui qui existe entre le silence et ce résultat, ni plus ni moins.
Une autre faction, un peu plus perspicace que la précédente, a dit : « Au contraire, la supplication n’est qu’un signe pur qu’Allah — exalté soit-Il — a établi comme indice de l’exaucement du besoin. Dès lors qu’un serviteur est aidé à invoquer, cela constitue pour lui un signe et une preuve que sa demande a été exaucée. C’est comme lorsque nous voyons des nuages… »
فيه! وهؤلاء -مع فرط جهلهم وضلالهم- متناقضون، فإنّ طردَ مذهبهم يُوجِب تعطيلَ جميع الأسباب.
فيقال لأحدهم: إن كان الشبع والريّ قد قُدِّرا لك فلابد (١) من وقوعهما، أكلت أو لم تأكل. وإن لم يقدّرا لم يقعا، أكلتَ أو لم تأكل.
وإن كان الولد قدّر لك فلابد منه، وطئتَ الزوجة والأمة (٢) أو لي تَطأ. وإن لم يقدّر لم يكن، فلا حاجة إلى التزوّج والتسرّي. وهلمّ جرّا.
فهل يقول هذا عاقل أوآدمي؟ بل الحيوان البهيم مفطور على مباشرة الأسباب التي بها قوامه وحياته. فالحيوانات أعقل وأفهم من هؤلاء الذين هم كالأنعام، بل هم أضلُّ سبيلا.
وتكايس بعضهم، وقال: الاشتغال بالدعاء من باب التعبد المحض، يثيب الله عليه الداعي، من غير أن يكون له تأثير في المطلوب بوجه ما. ولا فرق عند هذا (٣) الكيّس بين الدعاء وبين الإمساك عنه بالقلب واللسان في التأثير في حصول المطلوب، وارتباطُ الدعاء عندهم به كارتباط السكوت، ولا فرق.
وقالت طائفة أخرى أكيَسُ من هؤلاء: بل الدعاء علامة مجردة نصبها الله سبحانه أمارةً على قضاء الحاجة. فمتى وُفّق العبد للدعاء كان ذلك علامة له وأمارة على أنّ حاجته قد قُضيت. وهذا كما إذا رأينا غيمًا
(١) س: ل "فلا فائدة"، تحريف.
(٢) س: "أو الأمة".
(٣) "هذا" ساقط من س.