puis, lorsque tu as prononcé ta deuxième invocation, j’ai entendu un tumulte parmi les habitants du ciel ; ensuite, quand tu as formulé ta troisième invocation, il m’a été dit (1) : « Supplication d’un affligé. » J’ai alors demandé à Allah de me confier le soin de le mettre à mort.
Al-Hasan (2) a dit : Celui qui se purifie, accomplit quatre rakʿa et invoque par cette supplication verra sa prière exaucée, qu’il soit en détresse (3) ou non.
Section
Il arrive fréquemment que l’on constate que des gens ont formulé certaines invocations et qu’elles ont été exaucées ; or cette réponse était liée à la nécessité pressante du suppliant et à son retour total vers Allah, ou à une bonne action antérieure pour laquelle Allah – exalté soit-Il – a voulu le remercier en exauçant son appel, ou encore l’invocation est survenue à une « heure d’exaucement », etc. Sa prière a donc été acceptée. L’observateur croit alors, à tort, que le secret réside dans la seule formulation de l’invocation ; il la reprend dépouillée (4) des circonstances qui l’accompagnaient chez le premier implorant.
C’est comme un homme qui prend un remède efficace au moment voulu et de la manière adéquate, puis en retire un bienfait ; un autre, le voyant, s’imagine que l’emploi de ce seul médicament suffit (5) à procurer l’effet recherché (6) : il se trompe. Beaucoup de gens se méprennent ainsi.
De même (7), il peut arriver qu’une personne, acculée par la détresse, invoque près d’une tombe et soit exaucée ; l’ignorant pense alors que le secret tient au tombeau, sans comprendre qu’il réside dans la détresse même et dans la sincérité du recours à…