Ce remède a donc agi sur ce mal (1) et l’a fait disparaître comme s’il n’avait jamais existé. Il s’agit du traitement le plus simple et le plus aisé. Si le serviteur savait recourir correctement à la Fâtiḥa pour se soigner, il constaterait son effet prodigieux sur la guérison.
J’ai moi-même séjourné à La Mekke quelque temps, frappé (2) par diverses affections, sans trouver ni médecin ni médicament. Je me soignais alors par la Fâtiḥa et constatais un effet étonnant (3). Je la prescrivais à quiconque se plaignait (4) d’une douleur, et (5) nombre d’entre eux recouvraient la santé très rapidement (6).
Il convient toutefois de se montrer attentif à un point : les évocations, versets et invocations employés pour se guérir ou pour pratiquer la ruqya sont, en eux-mêmes, bénéfiques et curatifs. Ils exigent cependant que le réceptacle les accueille, ainsi qu’une détermination vigoureuse et une réelle influence de la part de celui qui les récite. Ainsi, lorsque la guérison tarde, c’est soit par faiblesse de l’action du praticien, soit parce que le patient n’a pas accueilli le traitement, soit encore à cause d’un empêchement puissant en lui qui neutralise l’efficacité du remède, exactement comme pour les médicaments et les maladies physiques : leur inefficacité peut provenir du refus de la nature d’accepter le médicament, ou d’un obstacle (7) majeur empêchant qu’il produise son effet. Lorsque la nature reçoit pleinement un médicament, le corps en tire profit à proportion de cette acceptation ; de même, le cœur, lorsqu’il accueille les incantations et les formules protectrices, en bénéficie selon la mesure de son adhésion.