…en voyage ; un éclat de roche atteignit l’un d’entre nous et lui ouvrit le crâne. Par la suite, il se trouva en état de grande impureté rituelle et demanda alors à ses compagnons(1) : « Voyez-vous pour moi une dispense permettant le tayammum (l’ablution sèche) ? » Ils répondirent(2) : « Nous ne voyons aucune dispense pour toi, puisque tu peux utiliser l’eau. » Il se lava donc… et mourut.
Lorsque nous revînmes auprès du Messager d’Allah ﷺ, nous l’en informâmes. Il déclara : « Ils l’ont tué – qu’Allah les anéantisse ! Pourquoi n’ont-ils pas interrogé lorsqu’ils ne savaient pas ? Le remède du incapable de comprendre est, en vérité, de questionner. Il lui aurait suffi de recourir au tayammum, de presser – ou de bander – sa blessure avec un morceau de tissu, d’en essuyer la surface, puis de laver le reste de son corps. »
Ainsi, il affirme que l’ignorance est une maladie et que son antidote est l’interrogation.
Le Très-Haut a, par ailleurs, déclaré que le Coran est une guérison(3). Il dit : « Si Nous en avions fait un Coran en langue étrangère, ils auraient dit : “Pourquoi ses versets ne sont-ils pas clairement exposés ? Un discours étranger et un [Messager] arabe ?” Dis : “Il est, pour ceux qui croient, guide et guérison.” » (s. 41, Fuṣṣilat, v. 44).
Il dit encore : « Nous faisons descendre du Coran ce qui est guérison et miséricorde pour les croyants. » (s. 17, Al-Isrâ’, v. 82). Ici, la particule min sert à indiquer l’espèce et non la partie(4), car le Coran tout entier est guérison, comme l’enseigne l’autre verset(5). Il est la guérison des cœurs contre la maladie de l’ignorance, du doute et de l’hésitation ; jamais Allah – exalté soit-Il – n’a fait descendre du ciel un remède plus universel, plus profitable, plus grand ni plus efficace(6) pour éliminer les maux que le Coran.
في سفر، فأصاب رجلًا منا حجر، فشجّه في رأسه، ثم احتلم، فسأل أصحابه (١)، فقال (٢): هل تجدون لي رخصة في التيمم؟ قالوا: ما نجد لك رخصة، وأنت تقدر على الماء. فاغتسل، فمات. فلما قدمنا على رسول الله ﷺ أخبر بذلك فقال: "قتلوه، قتلهم الله! ألا سألوا إذ لم يعلموا! فإنما شفاء العي السؤال إنما كان يكفيه أن يتيمم ويعصِر -أو يعصِب- على جرحه خرقةً، ثم يمسح عليها، ويغسل سائر جسده".
فأخبر أنّ الجهل داء، وأنّ شفاءه السؤال.
وقد أخبر سبحانه عن القرآن أنه شفاء (٣)، فقال تعالى: ﴿وَلَوْ جَعَلْنَاهُ قُرْآنًا أَعْجَمِيًّا لَقَالُوا لَوْلَا
فُصِّلَتْ آيَاتُهُ أَأَعْجَمِيٌّ وَعَرَبِيٌّ قُلْ هُوَ لِلَّذِينَ آمَنُوا هُدًى وَشِفَاءٌ﴾ [فصلت: ٤٤].
وقال: ﴿وَنُنَزِّلُ مِنَ الْقُرْآنِ مَا هُوَ شِفَاءٌ وَرَحْمَةٌ لِلْمُؤْمِنِينَ﴾ [الإسراء: ٨٢]، و"من" ها هنا لبيان الجنس لا للتبعيض (٤)، فإن القرآن كله شفاء، كما قال في الآية الأخرى (٥). فهو شفاء للقلوب من داء الجهل والشك والريب، فلم ينزل الله سبحانه من السماء شفاء قط أعم ولا أنفع ولا أعظم ولا أنجع (٦) في إزالة الداء من القرآن.
(١) ف: "الصحابة".
(٢) "فقال" ساقط من س.
(٣) ل: "أن القرآن شفاء". وقد أشير إلى هذه النسخة في حاشية س.
(٤) ل: "ها هنا الجنس لا التبعيض".
(٥) يعني الآية السابقة. وفي النسخ المطبوعة: "المتقدمة" مكان "الأخرى".
(٦) س: "أبلغ".