Il suffit donc à celui que l’amour a fait périr que ce récit rapporté d’Ibn ʿAbbâs (2) soit avéré authentique (1), à condition toutefois qu’il n’y entre pas avant d’avoir patienté pour Allah, conservé sa chasteté pour Allah et tenu son secret par égard pour Allah. Or, cela n’est possible que s’il a réellement la capacité d’accéder à l’être aimé tout en préférant l’amour d’Allah, Sa crainte et la recherche de Son agrément.
Un tel homme est, à juste titre, au nombre de ceux qui entrent pleinement dans la portée de cette parole divine : « Quant à celui qui aura redouté de comparaître devant son Seigneur et aura interdit à son âme de suivre ses passions, le Paradis sera assurément son refuge » (an-Nâziʿât, 79 : 40-41), ainsi que dans celle-ci : « Et pour celui qui craint de comparaître devant son Seigneur, il y aura deux jardins » (ar-Raḥmân, 55 : 46).
Nous implorons donc Allah le Très-Grand, Seigneur du Trône sublime, de nous compter parmi ceux qui ont préféré Son amour à leurs propres passions et, ce faisant, recherchent Sa proximité et Son agrément (3).