Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

La servante lui répondit :
« Ta vision est de bon augure ; tout ce que tu as contemplé
tu l’obtiendras de moi, malgré les envieux.
J’espère vraiment que tu m’enlaceras,
que tu passeras la nuit sur un jeune sein rebondi.
Je te veux parmi mes bracelets de chevilles et de bras ;
je te veux posé sur mes clavicules et sur mes coussins. »

Lorsque ces vers parvinrent à Sulaymân, il maria la jeune femme au garçon et gratifia leur condition, en dépit de son intense jalousie.

Jâmiʿ b. Murkhiyya a également dit :
« J’ai demandé à Saʿîd b. al-Musayyab, le mufti de Médine :
“Y a-t-il péché à aimer une femme du commun ?”
Il répondit : “On ne te reproche que ce qui dépend de toi.” »

(1) Les damalij sont le pluriel de dumluj : il s’agit d’un bijou qui entoure le haut du bras. Les majasid sont le pluriel de mijsad : c’est le vêtement porté à même le corps. (2) Dans le manuscrit S : « Il améliora leur situation. » Dans *Al-Wadih al-Mubin* : « Il assura leur installation », formulation préférable. (3) Dans F et Z : « Marhiba », avec la vocalisation indiquant la voyelle *a* ; dans S : « Mazjiyya ». La leçon correcte est celle que nous avons retenue d’après *Al-Wadih al-Mubin* (p. 36). Il s’agit de Jami ibn Markhiya al-Kilabi, poète du Hedjaz à l’époque omeyyade. L’auteur des *Aghani* (9/143) le mentionne dans la notice consacrée à Ubayd Allah ibn Abd Allah ibn Utba ibn Masud. Al-Ghandajani le nomme, dans *Farhat al-adib* (p. 103), « Jami ibn Amr ibn Markhiya », et Ibn al-Sikkit cite l’un de ses vers dans *Islah al-mantiq* (p. 290). Voir également *Lisan al-Arab*, aux racines *mahal* et *baram*. (4) Dans F : « Dans l’amour, Dahman ! » Dahma était la bien-aimée du poète ; il la mentionne également dans d’autres vers (*Farhat al-adib*, p. 103). Dans les *Aghani*, on lit : « Dhumya ». (5) Les copistes et les éditeurs ont reproduit ces deux vers sous forme de prose.
فأجابته الجارية؟ خيرًا رأيتَ وكل ما أبصرتَه … ستناله منّي برغم الحاسدِ إنّي لأرجو أن تكون معانقي … فتبيتَ فوق ثديٍ ناهدِ وأراك بين خَلاخلي ودَمالجي … وأراك فوق ترائبي ومجاسدي (١) فبلغ ذلك سليمانَ، فانكحها الغلامَ، وأحسن حالهما (٢)، على فرط غيرته. وقال جامع بن مُرخية (٣): سألتُ سعيدَ بن المسيب مفتيَ الْـ … ـمدينةِ هل في حبِّ دهماءَ من وِزْرِ (٤) فقال سعيدُ بن المسيّب إنّما … تلام على ما تستطيع من الأمرِ (٥)
(١) الدمالج: جمع دُمْلُج، وهو ما يحيط بالعضد من الحليّ. والمجاسد: جمع مِجسَد، وهو الثوب الذي يلي الجسد. (٢) س: "حسّن حالهما". وفي الواضح المبين: "أحسن جهازهما"، وهو أجود. (٣) ف، ز: "مرحبة" مضبوطًا في ف بفتح الحاء مع علامة الإهمال. وفي س: "مزجية". والصواب ما أثبتنا من الواضح المبين (٣٦). وهو جامع بن مرخية الكلابي من شعراء الحجاز في العصر الأموي. ذكره صاحب الأغاني (٩/ ١٤٣) في ترجمة عبيد الله بن عبد الله بن عتبة بن مسعود. وسمّاه الغندجاني في فرحة الأديب (١٠٣) "جامع بن عمرو بن مرخية"، وأنشد ابن السكيت له بيتًا في إصلاح المنطق (٢٩٠). وانظر اللسان (مهل، برم). (٤) ف: "في الحب دهمًا"! و"دهماء" صاحبة الشاعر. ذكرها في أبيات أخرى أيضًا (فرحة الأديب: ١٠٣). وفي الأغاني: "ظمياء". (٥) أثبتَ النسّاخ والناشرون البيتين كالنثر!

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