lors de la journée de Jalûlâʾ, une captive dont le cou ressemblait à une aiguière d’argent. ʿAbd Allâh déclara : « Je ne pus me contenir ; je l’embrassai alors même que tout le monde me regardait. »
C’est sur ce récit que l’imâm Aḥmad s’appuya pour établir la licéité de tirer plaisir d’une prisonnière de guerre avant l’achèvement de son istibrâʾ (délai de viduité), à condition qu’il n’y ait pas de rapport charnel, contrairement à l’esclave acquise par achat. La différence tient au fait que, dans le cas d’une captive, on ne redoute pas la nullité de la propriété, tandis que, pour l’esclave achetée, la vente peut être résolue(1) et l’homme se retrouverait alors à jouir d’une esclave appartenant à autrui(2).
Par ailleurs, le Prophète ﷺ intercéda(3) en faveur d’un amoureux afin que la femme qu’il convoitait accepte de l’épouser, mais elle refusa. Il s’agit de l’affaire de Mughîth et Barîra : il le vit marcher derrière elle après leur séparation, les larmes coulant sur ses joues, et lui dit : « Si seulement tu retournais vers lui ! »(4) Elle demanda : « Est-ce un ordre, ô Messager d’Allah ? » – « Non, répondit-il, ce n’est qu’une intercession. » Elle répliqua(5) : « Je n’ai aucun besoin de lui. » Puis il dit à son oncle : « Ô ʿAbbâs, ne t’étonnes-tu pas de l’amour que Mughîth porte à Barîra, »