Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

lors de la journée de Jalûlâʾ, une captive dont le cou ressemblait à une aiguière d’argent. ʿAbd Allâh déclara : « Je ne pus me contenir ; je l’embrassai alors même que tout le monde me regardait. »

C’est sur ce récit que l’imâm Aḥmad s’appuya pour établir la licéité de tirer plaisir d’une prisonnière de guerre avant l’achèvement de son istibrâʾ (délai de viduité), à condition qu’il n’y ait pas de rapport charnel, contrairement à l’esclave acquise par achat. La différence tient au fait que, dans le cas d’une captive, on ne redoute pas la nullité de la propriété, tandis que, pour l’esclave achetée, la vente peut être résolue(1) et l’homme se retrouverait alors à jouir d’une esclave appartenant à autrui(2).

Par ailleurs, le Prophète ﷺ intercéda(3) en faveur d’un amoureux afin que la femme qu’il convoitait accepte de l’épouser, mais elle refusa. Il s’agit de l’affaire de Mughîth et Barîra : il le vit marcher derrière elle après leur séparation, les larmes coulant sur ses joues, et lui dit : « Si seulement tu retournais vers lui ! »(4) Elle demanda : « Est-ce un ordre, ô Messager d’Allah ? » – « Non, répondit-il, ce n’est qu’une intercession. » Elle répliqua(5) : « Je n’ai aucun besoin de lui. » Puis il dit à son oncle : « Ô ʿAbbâs, ne t’étonnes-tu pas de l’amour que Mughîth porte à Barîra, »

= Shaybah (3, n° 16650), al-Bukhari dans son *al-Tarikh* (1/419), al-Harbi dans *Gharib al-hadith* (3/1112), Ibn al-Mundhir dans *al-Awsat* (*al-Talkhis al-habir*, 3/4), ainsi que dans *al-Muhalla* (10/320). J'ai dit : cette chaîne de transmission est faible, car Ali ibn Zayd était faible dans sa mémorisation. Quant à Ayyub al-Lakhmi, c'est un تابعى qui a rapporté d'Ibn Umar ; Ibn Hibban l'a mentionné parmi les transmetteurs fiables, mais nul autre que lui ne l'a jugé fiable. (1) Z porte : « avec elle ». Il en manque également le passage : « et la séparation … est annulée ». (2) C'est l'une des deux opinions rapportées d'Ahmad. Selon l'opinion qui semble être la sienne, il est interdit d'avoir avec elle des contacts charnels, ailleurs que par le vagin, par désir sexuel. C'est ce qu'a affirmé l'auteur d'*al-Mughni* (11/277). (3) Z porte : « son bien-aimé le rejoint ». Il en va de même dans S, avec le verbe au féminin. (4) Telle est la leçon de tous les manuscrits ainsi que d'une version rapportée par Ibn Majah (n° 2075). C'est une tournure linguistiquement faible. Dans les exemplaires de référence du *Sahih al-Bukhari*, on trouve : « tu l'as reprise ». Voir *Fath al-Bari* (9/409). (5) F porte : « elle dit ».
جلولاء جاريةٌ كأنّ عنقها إبريق فضّة. قال عبد الله: فما صبرتُ أنْ قبّلتُها، والناس ينظرون. وبهذا احتجّ الإِمام أحمد على جواز الاستمتاع من المسبيّة قبل الاستبراء بغير الوطء، بخلاف الأمة المشتراة. والفرق بينهما أنّه لا يتوهَّم انفساخ الملك في المسبيّة، بخلاف المشتراة فقد ينفسخ فيها (١) الملك، فيكون مستمتِعًا بأمةِ غيره (٢). وقد شفع النبيّ ﷺ لعاشق أن تواصله معشوقته (٣) بأن تتزّوج به، فأبت. وذلك في قصة مغيث وبريرة، فإنّه رآه يمشي خلفها بعد فراقها، ودموعه تجري على خدّيه، فقال لها: "لو راجعتيه"! (٤) فقالت: أتأمرني يا رسول الله؟ قال: "لا، إنّما أشفع". فقالت (٥): لا حاجة لي به. فقال لعمّه: "يا عبّاس ألا تعجَب من حبِّ مغيثٍ بريرةَ،
= شيبة (٣/ رقم ١٦٦٥٠) والبخاري في تاريخه (١/ ٤١٩) والحربي في غريب الحديث (٣/ ١١١٢) وابن المنذر في الأوسط (التلخيص الحبير: ٣/ ٤) والمحلى (١٠/ ٣٢٠). قلت: في هذا السند ضعف. فعلي بن زيد في حفظه ضعف. وأيوب اللخمي تابعي سمع ابن عمر، وذكره ابن حبان في الثقات، ولم يوثقه غيره. (١) ز: "بها". وقد سقط منها: "والفرق … ينفسخ". (٢) وهي إحدى الروايتين عن أحمد. والظاهر عنه تحريم مباشرتها فيما دون الفرج لشهوة. قاله صاحب المغني (١١/ ٢٧٧). (٣) ز: "يواصله معشوقه". وكذا في س مع تأنيث الفعل. (٤) كذا في جميع النسخ وفي رواية ابن ماجه (٢٠٧٥). وهي لغة ضعيفة. وفي أصول صحيح البخاري: "راجعتِه". انظر الفتح (٩/ ٤٠٩). (٥) ف: "قالت".

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