prompt à se réjouir du repentir du serviteur qu’un homme qui, dans un désert mortel, a perdu sa monture chargée de sa nourriture et de sa boisson, a désespéré de la vie puis l’a retrouvée.
Il est le Roi, sans associé ; l’Unique, nul égal ne saurait Lui être opposé. Tout disparaîtra, sauf Sa Face. Nul ne peut Lui obéir sans Sa permission et nul ne peut Lui désobéir hors de Sa science. On Lui obéit, et Il en reconnaît le mérite – c’est par Son assistance et Sa faveur que l’obéissance a pu être accomplie. On Lui désobéit, et Il pardonne et absout, alors même que Son droit a été négligé.
Il est le Témoin le plus proche, le Gardien le plus auguste ; le plus fidèle à l’engagement, le plus équitable dans la justice. Il se tient entre l’être humain et sa propre âme, tient les destinées entre Ses mains, a consigné les traces et fixé les termes. Devant Lui les cœurs s’ouvrent, auprès de Lui le secret est au grand jour ; l’invisible Lui est mis à nu, et chaque créature accourt vers Lui en quête de secours.
Les visages se prosternent devant la lumière de Sa Face ; les cœurs sont incapables d’en saisir la réalité ; la nature saine et l’ensemble des preuves attestent qu’il est impossible qu’Il ait un pareil ou un semblable. Par la clarté de Sa Face les ténèbres se dissipent, la terre et les cieux s’illuminent, et toutes les créatures trouvent leur ordre et leur droiture.
Il ne dort pas, et il ne sied point qu’Il dorme. Il abaisse la balance et l’élève. Les œuvres de la nuit Lui sont présentées avant celles du jour, et celles du jour avant celles de la nuit. Son voile est la lumière ; s’Il le levait, les splendeurs de Sa Face consumeraient tout ce que Son regard atteint.