Et le caractère obligatoire de L’aimer, exalté soit-Il, est attesté par l’ensemble de Ses Écritures révélées, par l’appel unanime de tous Ses messagers, par la nature primordiale (fitra) sur laquelle Il a modelé Ses serviteurs, par les raisons qu’Il a placées en eux et par les bienfaits dont Il les a comblés. Les cœurs, en effet, sont spontanément portés à aimer celui qui les gratifie et leur fait du bien ; à plus forte raison Celui de qui provient tout bienfait : nulle grâce, chez l’ensemble des créatures, ne vient d’autre que Lui, seul, sans associé. Il dit : « Le bienfait dont vous jouissez vient d’Allah ; puis, lorsque l’adversité vous touche, c’est vers Lui que vous implorez » (s. an-Nahl, v. 53).
Il en va de même pour ce qu’Il a fait connaître à Ses serviteurs de Ses plus beaux noms et de Ses attributs sublimes, ainsi que pour ce que révèlent les traces de Ses créatures : Sa perfection, la plénitude de Sa majesté et Sa grandeur.
L’amour repose sur deux mobiles : la beauté (jamâl) et la bienfaisance (ihsân). Or le Seigneur, exalté soit-Il, possède la perfection absolue de l’un et de l’autre : Il est Beau et aime la beauté ; en réalité, toute beauté Lui appartient, et toute bienfaisance émane de Lui. Dès lors, nul autre que Lui ne mérite d’être aimé pour lui-même, sous tous rapports. Il dit : « Dis : Si vous aimez Allah, suivez-moi ; Allah alors vous aimera » (s. Âl ‘Imrân, v. 31).
Et Il dit encore : « Ô vous qui croyez ! Quiconque parmi vous renie sa religion, Allah fera bientôt venir un peuple… »