Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

Car quiconque elles ont fait périr est, en vérité, un martyr ; aussi la langueur se consume-t-elle tandis que lui demeure vivant.

Dans le même esprit, on rapporte une fatwa soumise au shaykh Abû l-Khaṭṭâb Maḥfûẓ b. Aḥmad al-Kalwadhânî, maître des hanbalites de son époque :

Dis à l’imâm Abû l-Khaṭṭâb qu’une question
est venue jusqu’à toi ; nulle créature hormis toi n’est faite pour y répondre.

Qu’en est-il d’un homme qui se disposait à la prière,
mais qu’aussitôt qu’une dame d’une beauté éclatante a traversé son esprit,
son cœur a vacillé ?

Il écrivit, au bas de la requête, cette réponse :

Dis à l’homme de lettres porteur de la question
qui a réjoui mon cœur lorsque je l’ai écoutée :

Celui qu’une jeune vierge d’une incomparable beauté
a détourné de son adoration et l’a laissé tout brûlant de passion,

s’il se repent puis rattrape l’acte cultuel qu’il a omis,
la miséricorde d’Allah enveloppera celui qui a désobéi sous l’emprise de l’amour.

‘Abd Allâh b. Mu‘ammar al-Qaysî rapporte : « Une année, j’accomplis le pèlerinage, puis j’entrai dans la mosquée de Médine pour visiter la tombe du Messager d’Allah, ﷺ. Alors que j’étais assis, une nuit, entre la tombe… »

(1) Dans les manuscrits, on lit *shahidan* à l’accusatif ; la leçon correcte est toutefois celle que nous avons retenue. (2) Cette expression ne figure pas dans *Manazil al-ahbab*, alors qu’elle y aurait été plus appropriée. (3) Il naquit à Bagdad en 432 de l’Hégire et y mourut en 510. Sa notice biographique se trouve dans *Adh-Dhayl ‘ala tabaqat al-hanabila*, vol. 1, p. 270. (4) Il s’agit d’une expression relevant du divertissement et du badinage. (5) *Al-walah* signifie la perte de la raison et l’affliction causée par l’intensité de la passion. Voir *As-Sihah*, entrée « walah ». (6) Il s’agit également d’une expression relevant du divertissement et du badinage. Cette histoire est rapportée par Ibn Rajab dans *Adh-Dhayl*, vol. 1, p. 276, d’après Ibn as-Sam‘ani. (7) Cette histoire figure dans *Al-Mustajad min fa‘alat al-ajwad* d’at-Tanukhi, p. 126-134, ainsi que dans *Manazil al-ahbab*, p. 187-193 ; elle est également reprise dans *Al-Wadih al-mubin*, p. 255-259. Dans *Al-Mustajad*, on lit : « Abd Allah ibn al-Mu‘tamir… » ; je n’ai trouvé aucune notice biographique le concernant. (8) Toutes les copies, à l’exception de L, portent : « jalis layla » (« assis une nuit »).
إنما كلُّ من قَتلنَ شهيدٌ (١) … ولهذا يفنى ضَنىً وهو باقِ (٢) ونظير ذلك فتوى وردت على الشيخ أبي الخطاب محفوظ بن أحمد الكَلْوَذاني شيخ الحنابلة في وقته (٣): قل للإمام أبي الخطّاب مسألةً … جاءت إليك وما خَلقٌ سِواكَ لها ماذا على رجلٍ رامَ الصلاةَ فمُذْ … لاحتْ لخاطرِه ذاتُ الجمال لها (٤) فأجابه تحت سؤاله: قل للأديب الذي وافى بمسألة … سرّتْ فؤاديَ لمّا أنْ أصختُ لَها إن الذي فَتَنتْه عن عبادته … خريدةٌ ذاتُ حسني فانثنى وَلَها (٥) إن تاب ثم قضى عنه عبادتَه … فرحمةُ الله تغشَى من عصَى ولَها (٦) وقال عبد الله بن معمر القيسي (٧): حججتُ سنة، ثم دخلتُ مسجد المدينة لزيارة قبر رسول الله ﷺ. فبينا أنا جالس ذات ليلة (٨) بين القبر
(١) في النسخ الخطيّة: "شهيدًا" بالنصب، والصواب ما أثبتنا. (٢) لم ترد في منازل الأحباب، وكانت أولى به. (٣) ولد في بغداد سنة ٤٣٢ هـ وتوفي فيها سنة ٥١٠ هـ. ترجمته في الذيل على طبقات الحنابلة (١/ ٢٧٠). (٤) من اللهو. (٥) الوَلَه: ذهاب العقل، والتحسّر من شدة الوجد. الصحاح (وله). (٦) من اللهو. والقصة نقلها ابن رجب في الذيل (١/ ٢٧٦) عن ابن السمعاني. (٧) القصة في المستجاد من فعلات الأجواد للتنوخي (١٢٦ - ١٣٤)، ومنازل الأحباب (١٨٧ - ١٩٣)، ومنه في الواضح المبين (٢٥٥ - ٢٥٩). وفي المستجاد: "عبد الله بن المعتمر … " ولم أجد له ترجمة. (٨) ما عدا ل: "جالس ليلة".

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