Un autre encore a déclaré : « La passion enlève les pesanteurs, adoucit l’âme, éclaircit les troubles du cœur et fait goûter la sérénité que procurent les actions des nobles », comme l’a exprimé le poète :
Il périra, ce tendre souci de vous, ici-bas,
Si le coup imprévu de l’amour venait à l’atteindre.
Généreux, il étouffe le secret au point que,
Lorsque l’on t’interroge, il feint de tout ignorer.
Il voudrait tomber malade, espérant qu’elle,
L’ayant su, lui envoie quelque message compatissant.
Il se hâte vers le bien, en quête d’excellence,
Afin qu’un jour, devant Laylâ, l’on loue ses qualités.
Ainsi, l’amour incite aux nobles vertus.
L’un des sages a dit : « La passion dresse l’âme et polit les mœurs. »
En laisser paraître les signes est chose naturelle ; les dissimuler n’est qu’affectation.
Un autre encore a affirmé : « Celui dont l’âme ne s’égaie ni à la voix mélodieuse ni au visage radieux a l’humeur corrompue et nécessite un remède. »
À ce propos, ils ont récité :