…par des voies qu’Allah a formellement prohibées, afin de lui soutirer son argent, argent dont il se servira ensuite pour se rapprocher de l’être convoité.
Ainsi, toutes ces plaies – et bien d’autres encore, incomparablement plus nombreuses et plus graves – prennent naissance dans la passion idolâtre pour les apparences. Cette passion peut même mener à une mécréance ouverte. Il est arrivé que des personnes élevées dans l’islam apostatent et embrassent le christianisme sous l’emprise de cet amour dévorant, comme ce muezzin qui, ayant aperçu sur une terrasse une femme d’une grande beauté, en fut bouleversé ; il descendit, pénétra chez elle et la demanda pour épouse. Elle lui répondit qu’elle était chrétienne et que, s’il embrassait sa religion, elle accepterait de l’épouser. Il s’exécuta. Le jour même, alors qu’il montait une marche de leur édifice, il tomba, se tua sur le coup. Ce récit est rapporté par ʿAbd al-Ḥaqq dans son ouvrage Al-ʿĀqiba.
Lorsque les chrétiens veulent convertir un prisonnier musulman, ils lui montrent parfois une femme séduisante et lui ordonnent de l’attirer. Quand l’amour pour elle s’est emparé de son cœur, elle s’offre à lui à condition qu’il entre dans sa religion. C’est alors que s’applique la parole divine : « Allah affermit ceux qui ont cru par une parole ferme dans la vie présente et dans l’au-delà ; quant aux injustes, Allah les égare, et Allah fait ce qu’Il veut » (Coran 14, 27).
Dans la passion charnelle, chacun – l’amoureux comme le bien-aimé – commet une injustice envers l’autre en l’aidant à la turpitude, et se fait également violence à lui-même. Chacun d’eux est donc injuste envers sa propre personne.
التي حرّمها الله ليأخذ ماله، يتوصل (١) به إلى معشوقه.
فكلّ (٢) هذه الآفات وأضعافها وأضعاف أضعافها تنشأ من عشق الصور. وربما حمل على الكفر الصريح. وقد تنصّر جماعة ممن نشأ في الإِسلام بسبب العشق، كما جرى لبعض المؤذنين حين أبصر امرأة جميلة على سطح، ففُتِن بها، فنزل ودخل عليها، وسألها نفسَها، فقالت: هي نصرانية، فإن دخلتَ في ديني تزوّجتُ بك، ففعل. فرقي ذلك اليوم (٣) على درجة عندهم، فسقط منها (٤)، فمات. ذكر هذا عبد الحقّ في كتاب "العاقبة" له (٥).
وإذا أراد النصارى أن ينصّروا الأسير أرَوه امرأة جميلة، وأمروها أن تُطْمِعه في نفسها، حتّى إذا تمكن حبّها من قلبه بذلت له نفسها إن دخل في دينها. فهنالك: ﴿يُثَبِّتُ اللَّهُ الَّذِينَ آمَنُوا بِالْقَوْلِ الثَّابِتِ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَفِي الْآخِرَةِ وَيُضِلُّ اللَّهُ الظَّالِمِينَ وَيَفْعَلُ اللَّهُ مَا يَشَاءُ (٢٧)﴾ [إبراهيم: ٢٧].
وفي العشق من ظلمِ كل واحد من العاشق والمعشوق (٦) لصاحبه بمعاونته له على الفاحشة، وظلمِه لنفسه (٧). فكلّ منهما ظالم لنفسه
(١) ف: "ليتوصل".
(٢) ل: "وكل".
(٣) س: "في ذلك اليوم". وفي ف: "الرجل" مكان "اليوم".
(٤) لم يرد "منها" في س.
(٥) ص (١٧٩). وقد تقدمت القصة مفصّلة (٣٩٤).
(٦) ف: "المعشوق والعاشق".
(٧) زاد الشيخ محمَّد محيي الدين عبد الحميد (رحمه الله) بعده بين القوسين: "ما فيه"؛ لأنه ظنّ الجملة ناقصةً. ثم جاءت النشرات التابعة لنشرته، وحذفت القوسين!