…en pervertissant sa bien-aimée et en souillant sa couche conjugale, injustice plus grave que de le dépouiller de l’ensemble de ses biens. Voilà pourquoi cette atteinte le blesse bien davantage que la perte de sa fortune ; à ses yeux, seul le fait de répandre son sang pourrait l’égaler. Quel forfait ! Son péché est plus odieux encore que celui de la fornication.
Si, de surcroît, la victime est un combattant dans la voie d’Allah, le fautif sera placé devant lui au Jour de la Résurrection et il lui sera dit : « Prends de ses bonnes œuvres tout ce que tu voudras », ainsi que l’a annoncé le Prophète ﷺ. Puis le Prophète ﷺ ajouta : « Que pensez-vous donc ? », c’est-à-dire : que restera-t-il alors de ses bonnes actions ?
Si, à cela, vient s’ajouter que le lésé est un voisin ou un parent, l’injustice se multiplie, car elle englobe désormais la rupture des liens de parenté et le tort causé au voisin. Or « n’entrera pas au Paradis celui qui rompt les liens du sang », pas plus que « celui dont le voisin n’est pas à l’abri de ses méfaits ».
Et si l’amoureux, pour parvenir à ses fins avec l’être qu’il convoite, sollicite l’aide des démons parmi les djinns — que ce soit par la sorcellerie, par leur mise à son service ou par tout procédé analogue — il ajoute au *shirk* (l’associationnisme) et à l’injustice la mécréance propre à la magie.
S’il ne pratique pas lui-même ces actes mais les agrée, se montrant satisfait de la mécréance parce qu’elle lui permet d’atteindre son objectif, il consent alors au *kufr* (mécréance), et cela n’est guère éloigné de la mécréance explicite.
بإفساد حبيبته (١) والجنايةِ على فراشه أعظمُ من ظلمه بأخذ ماله كلّه (٢). ولهذا يؤذيه ذلك أعظمَ مما يؤذيه أخذُ ماله، ولا يعدل ذلك عنده إلا سفكُ دمه. فيا له من ظلمٍ أعظمَ إثمًا مِن فعلِ الفاحشة!
فإن كان ذلك حقًّا لغازٍ في سبيل الله وُقِف له الجاني الفاعل يوم القيامة، وقيل له: "خذ من حسناته ما شئت"، كما أخبر بذلك النبي ﷺ. ثم قال النبي (٣) ﷺ: "فما ظنّكم" (٤)؟ أي فما تظنّون يُبقي له من حسناته؟
فإن انضاف إلى ذلك أن يكون المظلوم جارًا أو ذا رحم تعدّد الظلمُ وصار ظلمًا مؤكدًا بقطيعة الرحم وأذى الجار. و"لا يدخل الجنةَ قاطعُ رحم لا (٥) ولا "من لا يأمن جارُه بوائقَه" (٦).
فإن استعان العاشق على وقال معشوقه بشياطين الجنّ (٧) -إما بسحر أو استخدام أو نحو ذلك (٨) - ضمَّ إلى الشرك والظلم كفرَ السحر.
فإن لم يفعله هو ورضي به كان راضيًا بالكفر غيرَ كاره لحصول مقصده به (٩)، وهذا ليس ببعيد من الكفر.
(١) ف: "وظلمه بإفساد حبيبه".
(٢) "كلّه" ساقط من س.
(٣) ز: "رسول الله". وفي ل في الموضعين: "رسول الله".
(٤) تقدم تخريج الحديث في ص (٢٦٣).
(٥) من حديث جبير بن مطعم ﵁. أخرجه البخاري في الأدب، باب إثم القاطع (٥٩٨٤)؛ ومسلم في البر والصلة، باب صلة الرحم … (٢٥٥٦).
(٦) تقدّم تخريجه (٢٦٣).
(٧) كلمة "الجن" ساقطة من ف.
(٨) ما عدا س: "ونحو ذلك".
(٩) "به" ساقط من ف، ل. وفي ف: "مقصوده".