et il déploie alors toute son énergie pour satisfaire son bien-aimé, lui obéir et se rapprocher de lui, tandis qu’il ne réserve à son Seigneur – lorsqu’il daigne Lui obéir – que les moments résiduels dont son bien-aimé ne veut pas.
Réfléchis donc à l’état de la plupart de ceux qui s’éprennent des apparences : ne le trouves-tu pas conforme à ce que nous venons de décrire ? Mets ensuite leur situation dans un plateau de la balance et, dans l’autre, leur tawḥîd et leur foi ; puis pèse de façon à contenter Allah et Son Messager, selon l’exigence de la justice.
Il arrive même que l’un d’eux proclame ouvertement que l’union avec son bien-aimé lui est plus chère que l’unicité de son Seigneur, comme l’a dit cet amoureux pervers :
Elles goûtent à mes lèvres de tendres gorgées –
plus suaves encore que le tawḥîd.
Un autre scélérat a déclaré, pour sa part, que l’union avec son bien-aimé lui est plus savoureuse que la miséricorde de son Seigneur – nous cherchons refuge auprès de Toi, ô Allah, contre un tel abandon – et il a dit :
Ton union est plus douce à mon cœur
que la miséricorde du Créateur, le Majestueux.
Il ne fait aucun doute qu’un tel amour passionnel compte parmi les formes les plus graves du polythéisme.