Treizièmement : le mari ne manifesta ni jalousie ni sens de l’honneur viril qui eussent séparé les deux protagonistes et tenu chacun à l’écart de l’autre. Tout ce qu’il se contenta de dire à Joseph fut : « Passe sur cette affaire. » Quant à sa femme, il lui ordonna : « Implore le pardon pour ton péché ; tu as certes été parmi les fautives. » (sourate Yûsuf, v. 29). Or, la vive jalousie de l’homme constitue l’un des remparts les plus puissants ; chez lui cependant, on ne vit aucune jalousie.
Malgré tous ces facteurs incitatifs, Joseph préféra la satisfaction et la crainte d’Allah. Son amour pour Allah le poussa à choisir la prison plutôt que la fornication, et il déclara : « Seigneur, la prison m’est plus chère que ce à quoi elles m’invitent. » (sourate Yûsuf, v. 33). Il savait qu’il ne pouvait s’en préserver par lui-même ; si son Seigneur – exalté soit-Il – ne le protégeait pas et ne l’en détournait pas, son tempérament le porterait vers elles et il deviendrait alors du nombre des ignorants. Cela témoigne de la perfection de sa connaissance de son Seigneur et de lui-même.
De ce récit, on peut tirer des leçons, des bénéfices et des sagesses qui dépassent le millier. Qu’Allah nous accorde, s’Il le veut, de les consigner dans un ouvrage autonome.
Section
Le second groupe au sujet duquel le Coran relate un amour passionnel est celui des gens de Loth. Allah dit : « Les habitants de la ville vinrent, tout réjouis. Il dit : “Voici mes hôtes ; ne me couvrez donc pas de honte.” » (sourate al-Hijr, v. 67-68).