Dixièmement : il passait, en apparence, pour son esclave au sein de la demeure ; il entrait, sortait et restait auprès d’elle sans que personne n’y trouve à redire. La familiarité précédait donc la sollicitation, et cela compte parmi les ressorts les plus puissants. On demanda un jour à une noble dame de l’aristocratie arabe : « Qu’est-ce qui t’a poussée à l’adultère ? » Elle répondit : « La proximité des oreillers et la longue obscurité. » Autrement dit : l’oreiller de cet homme touchait presque le mien, et la nuit, longue et noire, s’étendait entre nous.
Onzièmement : elle mobilisa contre lui les maîtresses de la ruse et de la tromperie ; elle le leur fit voir, leur exposa sa situation afin qu’elles l’aident à le séduire. Lui, de son côté, s’en remit à Allah pour se protéger d’elles et dit : « Et si Tu n’éloignes pas de moi leur complot, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants. » (Coran 12 : 33).
Douzièmement : elle le menaça de la prison et de l’humiliation. Il s’agissait là d’une forme de contrainte : la menace venait d’une personne dont on pouvait craindre, avec raison, qu’elle la mette à exécution. Se trouvaient ainsi réunis l’élan du désir et le souci d’échapper à l’étroitesse de la geôle et au déshonneur.