…, l’effacement de ma tristesse, la disparition de mes soucis et de mes peines — jamais un serviteur ne prononce cette invocation sans qu’Allah ne chasse son souci et son chagrin et ne les remplace par la joie. »
Cela englobe à la fois le jugement cosmique (ḥukm kawnî) et le jugement législatif (ḥukm amrî) du Seigneur, ainsi que Son décret qui atteint le serviteur, qu’il l’ait voulu ou non ; l’un comme l’autre de ces deux jugements s’accomplissent infailliblement sur lui, et tous deux sont équitables à son égard. Ce ḥadith procède donc de ce verset ; entre les deux existe la parenté la plus étroite.
Section
Nous conclurons notre réponse par une section consacrée à la passion des formes et aux maux qu’elle entraîne, immédiats comme différés ; ceux-ci sont bien plus nombreux que tout ce qu’un orateur pourrait énumérer, car elle corrompt le cœur par essence. Or, lorsque le cœur se corrompt, les volontés, les paroles et les actes se corrompent à leur tour, et c’est l’unicité (tawḥîd) elle-même qui se trouve altérée, comme nous l’avons déjà exposé et comme nous le confirmerons, si Allah le veut.
Allah — exalté soit-Il — n’a rapporté cette maladie que chez deux catégories de personnes : les gens de Loth et les femmes. Il a relaté la passion de l’épouse d’al-‘Azîz pour Joseph, la manière dont elle chercha à le séduire et à le piéger, puis l’état dans lequel Joseph se trouva grâce à sa patience, sa chasteté et sa piété ; or l’épreuve qu’il endura est telle que nul ne saurait y tenir sans l’aide qu’Allah lui accorde. En effet, le passage à l’acte dépend de la force du mobile et de la disparition des obstacles ; or, ici, le mobile était d’une extrême puissance,