Ce verset requiert une explication (1). Il a, en effet, été avancé comme argument contre eux lorsqu’ils rejettent la résurrection et le règlement des comptes. Or, toute preuve doit nécessairement impliquer ce qu’elle entend démontrer, de sorte que l’esprit passe de la prémisse à la conclusion grâce au lien indissociable qui les unit : tout ce qui entraîne quelque chose atteste de ce qu’il entraîne, sans que la réciproque soit obligatoire.
L’argumentation est la suivante : s’ils nient la résurrection et la rétribution, ils renient leur Seigneur et récusent Sa puissance, Sa seigneurie et Sa sagesse (2).
Deux issues seulement s’offrent à eux : soit ils reconnaissent qu’ils ont un Seigneur tout-puissant sur eux, disposant d’eux à sa guise – Il les fait mourir quand Il veut, les ressuscite quand Il veut, leur ordonne ou leur interdit, récompense le bienfaiteur et châtie le malfaiteur – soit ils nient l’existence d’un tel Seigneur.
S’ils L’admettent, ils devront croire à la résurrection, au retour à la vie, ainsi qu’au dîn prescriptif et au dîn rétributif. S’ils Le rejettent et se montrent ingrats envers Lui, ils prétendent dès lors n’être ni créatures dépendantes ni justiciables, et n’avoir aucun Maître disposant d’eux comme Il l’entend. Pourraient-ils, dans ce cas, écarter la mort lorsqu’elle les atteint ou rendre l’âme à son siège une fois qu’elle a atteint la gorge ?
Ce discours s’adresse à ceux qui se tiennent au chevet de l’agonisant (3) et qui assistent à sa mort. Autrement dit : pourquoi ne restituez-vous pas son âme à sa demeure, si vraiment vous possédez quelque pouvoir et quelque autorité, si vous n’êtes pas des créatures gouvernées et dominées par un Conquérant tout-puissant qui fait exécuter sur vous Ses décrets et impose Ses ordres ?
Il s’agit là pour eux d’un défi absolu, car il met à nu leur incapacité à faire revenir ne serait-ce qu’une seule âme du lieu…
وهذه الآية تحتاج إلى تفسير (١). فإنّها سيقت للاحتجاج عليهم في إنكارهم البعث والحساب، ولا بدّ أن يكون الدليل مستلزمًا لمدلوله، بحيث ينتقل الذهن منه إلى المدلول، لما بينهما من التلازم، فكلّ ملزومٍ دليل على لازمه، ولا يجب العكس.
ووجه الاستدلال أنهم إذا أنكروا البعث والجزاء فقد كفروا بربّهم، وأنكروا (٢) قدرته وربوبيته وحكمته. فإمّا أن يُقرّوا بأنّ لهم ربًّا قاهرًا لهم، متصرّفًا فيهم كما يشاء، يميتهم إذا شاء، ويحييهم إذا شاء، ويأمرهم وينهاهم، ويثيب محسنهم ويعاقب مسيئهم؛ وامّا أن لا يُقرّوا بربٍّ هذا شأنُه. فإنْ أقرّوا به آمنوا بالبعث والنشور والدين الأموي والجزائي. وإن أنكروه وكفروا به فقد زعموا أنّهم غير مربوبين ولا محكومٍ عليهم، ولا لهم ربٌّ يتصرّف فيهم كما أراد، فهلّا يقدرون على دفع الموت عنهم إذا جاءهم، وعلى ردّ الروح إلى مستقرّها إذا بلغت الحلقوم؟
وهذا خطاب للحاضرين (٣) عند المحتضَر، وهم يعاينون موته. أي: فهلّا تردّون روحه إلى مكانها إن كان لكم قدرة وتصرّف، ولستم مربوبين ولا مقهورين لقاهر قادر يُمضي عليكم أحكامه، وينفّذ فيكم أوامره؟
وهذا غاية التعجيز لهم إذ تبيّن عجزُهم عن ردّ نفس واحدة من مكان
(١) س: "وفي فهم هذه الآية"، وكلمة "الآية" ساقطة من ل. وفي ف: "تفسيرها". وانظر التبيان في أقسام القرآن (١٥٠).
(٢) "البعث … وأنكروا" ساقط من ل.
(٣) ف: "الحاضرين".