et d’obéissance. Il peut ainsi s’appliquer du supérieur à l’inférieur : on dira, par exemple, dintu-hu fa-dâna, c’est-à-dire : « je l’ai contraint et il s’est soumis ». Le poète dit :
Il sut soumettre les Ribâb lorsqu’ils répugnaient
à la sujétion ; ils se levèrent alors, pleins de puissance et d’audace. (1)
Le verbe s’emploie également de l’inférieur vers le supérieur, comme dans les expressions : dintu Allâha, dintu lillâh, « Untel lâ yadînu Allâha dînan » ou « lâ yadînu Allâha bi-dînin ». Dâna Allâha signifie : il a obéi à Allah, L’a aimé et craint ; dâna lillâh signifie : il s’est incliné devant Lui, s’est humilié, soumis et a consenti.
La dîn intérieure (2) requiert impérativement l’amour et l’humilité, tout comme l’adoration. À l’inverse, la dîn extérieure (3) n’exige pas nécessairement l’amour, bien qu’elle comporte visiblement soumission et abaissement.
C’est pourquoi Allah, exalté soit-Il, a qualifié le Jour de la Résurrection de « yawm ad-dîn » : ce sera le jour où Il rétribuera les hommes pour leurs œuvres ; à qui aura fait le bien, le bien, et à qui aura fait le mal, le mal (4). Cette appellation implique la récompense et le règlement de comptes ; on l’a donc expliqué par « Jour de la rétribution » ou « Jour du jugement ».
Le Très-Haut dit encore : « Pourquoi donc, si vraiment vous n’êtes pas destinés à rendre des comptes (86), ne la faites-vous pas revenir ? » (5) [Coran 56 : 86-87]. En d’autres termes : « Rendez donc l’âme à sa demeure, si vous n’êtes pas des créatures dépendantes, ni dominées (6), ni vouées à être rétribuées. »