d’un état à l’autre dans les stations de l’amour et les statuts qui la gouvernent, y découvrant sans cesse accroissement, profit et vigueur. Quant à l’amour nuisible et blâmable, toutes ses conséquences et tous ses effets se révèlent funestes pour celui qui l’éprouve ; ils l’éloignent de son Seigneur, et, quels que soient les états qu’il traverse et les demeures où il séjourne sous leur emprise, il ne récolte que perte et éloignement. Il en va de même pour toute action issue soit de l’obéissance, soit de la désobéissance : tout ce qui naît de l’obéissance constitue pour son auteur un surcroît et un rapprochement, tandis que tout ce qui naît de la désobéissance n’est pour lui que ruine et distance. Allah – exalté soit-Il – dit : « Il en est ainsi : il ne leur arrive ni soif, ni fatigue, ni faim dans le chemin d’Allah ; ils ne foulent aucun territoire qui irrite les mécréants ; ils n’infligent aucun revers à un ennemi sans qu’il ne leur soit inscrit, pour cela, une bonne action. Allah ne laisse pas perdre la récompense des bienfaisants. Ils ne dépensent ni petite ni grande somme, ils ne traversent aucune vallée sans qu’il ne leur soit inscrit, afin qu’Allah les rétribue de la meilleure récompense pour ce qu’ils faisaient. » (at-Tawba, 120-121) Ainsi, dans le premier verset, le Très-Haut indique que ce qui découle de leur obéissance et de leurs actes leur est compté comme œuvre vertueuse ; dans le second, que les œuvres vertueuses qu’ils accomplissent directement leur sont inscrites telles quelles. La différence est que, dans le premier cas, il ne s’agit pas d’un acte qu’ils ont produit : ce n’en est que la conséquence, laquelle leur vaut néanmoins une bonne action inscrite à leur actif ; tandis que, dans le second, il s’agit de leurs actes mêmes, consignés en leur faveur.
في منازل المحبة وأحكامها في مزيد وربح وقوّة. والمحبة الضارّة المذمومة، توابعُها وآثارها كلّها ضارّة لصاحبها، مُبعِدة له من ربّه، كيفما تقلّب في آثارها ونزل في منازلها فهو في خسارة وبعد. وهذا شأن كلّ فعل تولّد عن طاعة ومعصية. فكل ما تولّد عن الطاعة فهو زيادة (١) لصاحبه وقربة (٢)، وكل ما تولّد عن المعصية فهو خسران لصاحبه وبعد. قال تعالى: ﴿ذَلِكَ بِأَنَّهُمْ لَا يُصِيبُهُمْ ظَمَأٌ وَلَا نَصَبٌ وَلَا مَخْمَصَةٌ فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَلَا يَطَئُونَ مَوْطِئًا يَغِيظُ الْكُفَّارَ وَلَا يَنَالُونَ مِنْ عَدُوٍّ نَيْلًا إِلَّا كُتِبَ لَهُمْ بِهِ عَمَلٌ صَالِحٌ إِنَّ اللَّهَ لَا يُضِيعُ أَجْرَ الْمُحْسِنِينَ (١٢٠) وَلَا يُنْفِقُونَ نَفَقَةً صَغِيرَةً وَلَا كَبِيرَةً وَلَا يَقْطَعُونَ وَادِيًا إِلَّا كُتِبَ لَهُمْ لِيَجْزِيَهُمُ اللَّهُ أَحْسَنَ مَا كَانُوا يَعْمَلُونَ (١٢١)﴾ [التوبة: ١٢٠، ١٢١]. فأخبر سبحانه في الآية الأولى (٣) أنّ المتولّد عن طاعتهم وأفعالهم (٤) يُكتَب لهم به عمل صالح. وأخبر في الثانية (٥) أنّ أعمالهم الصالحة التي باشروها تكتَب لهم أنفسُها. والفرق بينهما أنّ الأول ليس من فعلهم، وإنّما تولد عنه فكُتِب لهم به عمل صالح (٦). والثاني نفس أفعالهم فكُتبت (٧) لهم.
(١) ف: "في زيادة"، خطأ. (٢) ف: "قرب". (٣) ف: "في الأولى". (٤) ز: "وانفصالهم". (٥) س: "في الآية الثانية". (٦) "وأخبر في الثانية … صالح" ساقط من ف. (٧) ف: "فتكتب".