auprès de Lui un moyen.
Or, cette tournure n’est employée que pour désigner la quête du rapprochement, comme dans Sa parole : « Craignez Allah et recherchez auprès de Lui le moyen d’accès » (s. Al-Mâʾida, v. 35). Lorsqu’il s’agit de rivalité ou de confrontation, on emploie plutôt la préposition « contre », ainsi qu’Il le dit : « Si elles vous obéissent, ne cherchez donc pas contre elles un moyen (de les molester) » (s. An-Nisâʾ, v. 34).
Troisièmement, ils n’ont jamais prétendu que leurs idoles s’opposaient à Lui ni qu’elles cherchent à L’emporter sur Lui, tandis que le Très-Haut a dit : « Dis : s’il y avait avec Lui des divinités, comme ils le prétendent… » (s. Al-Isrâʾ, v. 42). En réalité, ils affirmaient seulement que leurs divinités recherchaient le rapprochement auprès de Lui et les rapprochaient, eux, en guise d’intercession. Le Très-Haut répond donc : si tel était le cas, ces divinités ne seraient que Ses serviteurs ; pourquoi adorez-vous alors Ses serviteurs à Sa place ?
Section
L’amour possède des effets, des prolongements, des corollaires et des statuts, qu’il soit louable ou blâmable, utile ou nuisible : goût intérieur, émotion, douceur, ardeur, intimité, union et proximité avec l’aimé, séparation et éloignement de lui, refus et abandon, joie et allégresse, larmes et affliction, et bien d’autres conséquences encore.
L’amour louable est celui qui procure à son détenteur un bénéfice ici-bas et dans l’au-delà ; il constitue le signe manifeste de son bonheur. L’amour nuisible, en revanche, est celui qui apporte à son possesseur un tort dans ce monde et dans l’autre ; il est l’empreinte même de sa perdition.
Or, il est évident qu’un être vivant doué de raison ne choisit pas d’aimer ce qui lui nuit et le voue au malheur ; cela ne peut relever que de l’ignorance ou d’une injustice envers soi-même, car l’âme peut désirer ce qui lui est nuisible et ne lui profite en rien.
إليه سبيلًا. وهذا اللفظ إنّما يستعمل في التقرب، كقوله تعالى: ﴿اتَّقُوا اللَّهَ وَابْتَغُوا إِلَيْهِ الْوَسِيلَةَ﴾ [المائدة: ٣٥]. وأما في المغالبة وإنّما يستعمل بعَلَى كقوله: ﴿فَإِنْ أَطَعْنَكُمْ فَلَا تَبْغُوا عَلَيْهِنَّ سَبِيلًا﴾ [النساء: ٣٤].
الثالث: أنهم لم يقولوا: إنّ آلهتهم تغالبه وتطلب العلوّ عليه، وهو سبحانه قد قال: ﴿قُلْ لَوْ كَانَ مَعَهُ آلِهَةٌ كَمَا يَقُولُونَ﴾ [الإسراء: ٤٢]، وهم إنما كانوا يقولون: إنّ آلهتهم تبتغي التقرّبَ إليه، وتُقرِّبهم زلفى إليه، فقال: لو كان الأمر كما تقولون لكانت تلك الآلهة عبيدًا له، فلماذا تعبدون عبيدَه مِن دونه؟
فصل
والمحبة لها آثار وتوابع ولوازم وأحكام، سواء كانت محمودة أو مذمومة، نافعة أو ضارّة، من الذوق، والوجد (١)، والحلاوة، والشوق، والأنس، والاتصال بالمحبوب والقرب منه، والانفصال عنه والبعد منه، والصدّ والهجران، والفرح والسرور، والبكاء والحزن، وغير ذلك من أحكامها ولوازمها.
والمحبة المحمودة هي المحبة النافعة التي تجلب لصاحبها ما ينفعه في دنياه وآخرته، وهذه المحبة هي عنوان سعادته والضارّة هي التي تجلب لصاحبها ما يضرّه في دنياه وآخرته، وهي عنوان شقاوته (٢).
ومعلوم أنّ الحيّ العاقل لا يختار محبةَ ما يضرّه ويُشقيه، وإنّما يصدر ذلك عن جهلٍ وظلمٍ، فإنّ النفس قد تهوى ما يضرّها ولا ينفعها
(١) ف: "الوجد والذوق".
(٢) "والضارّة … شقاوته" ساقط من ف. وانظر إغاثة اللهفان (٨٤٦).