…que leurs mouvements comme leur amour soient voués exclusivement à leur Créateur et Originateur, tout comme leur existence même ne procède que de Son seul acte de création. C’est pourquoi le Très-Haut déclare : « S’il y avait en elles (les cieux et la terre) des divinités autres qu’Allah, elles sombreraient assurément dans la ruine » (s. Al-Anbiyâ’, v. 22). Il n’a pas dit : « elles n’auraient pas existé et seraient demeurées inexistantes », ni : « elles auraient été anéanties », car Il est parfaitement capable de les maintenir dans un état de corruption. En revanche, il est impossible qu’elles subsistent dans la droiture et l’ordre si Allah seul n’est pas l’Unique objet de leur adoration – ainsi que de celle de tout ce qui les entoure et réside en leur sein. S’il existait deux dieux pour l’univers, son organisation serait irrémédiablement détruite, car chaque divinité chercherait à dominer l’autre, à la supplanter et à s’approprier à son exclusion le monopole de la divinité. En effet, l’association (shirk) est un manque qui contredit la perfection de l’adoration, et nul dieu n’agréerait pour lui-même d’être un dieu diminué. Si l’un d’eux parvenait à vaincre l’autre, il serait alors le seul Dieu, et le vaincu ne serait plus une divinité. Si, en revanche, aucun ne pouvait triompher, leur incapacité et leur imperfection deviendraient manifestes, preuve qu’ils ne possèdent pas la divinité parfaite ; il faudrait alors qu’existe au-dessus d’eux un Dieu capable de les soumettre et de les juger. À défaut, chacun emporterait ce qu’il a créé et chercherait à s’élever au-dessus de l’autre, ce qui provoquerait la ruine de l’ordre des cieux et de la terre et de tous ceux qui s’y trouvent, tout comme une contrée se corrompt lorsqu’elle est gouvernée par deux rois d’égale puissance, ou comme se corrompt une épouse si elle a
بأن تكون حركاتها (١) ومحبتها لفاطرها وبارئها وحده، كما لا وجود لها إلا بإبداعه (٢) وحده. ولهذا قال تعالى ﴿لَوْ كَانَ فِيهِمَا آلِهَةٌ إِلَّا اللَّهُ لَفَسَدَتَا﴾ [الأنبياء: ٢٢]، ولم يقل سبحانه: لَما وُجدتا ولكانتا معدومتين، ولا قال (٣): لَعُدِمتا، إذ هو سبحانه قادر على أن يُبقيهما على وجه الفساد، لكن لا يمكن أن يكونا على وجه الصلاح والاستقامة، إلا بأن يكون الله وحده هو (٤) معبودَهما ومعبودَ ما حَولاه وسكن فيهما. فلو كان للعالم إلهان لفسد نظامه غاية الفساد، فإنّ كلّ إله كان يطلب مغالبةَ الآخر، والعلوَّ عليه، وتفرّدَه دونه بالإلهية؛ إذ الشرك نقص ينافي كمال الإلهية، والإله لا يرضى لنفسه أن يكون إلهًا ناقصًا. فإن قهر أحدهما الآخر كان هو الإله وحده، والمقهور ليس بإله. وإن لم يقهر أحدهما الآخر لزم عجزُ كلّ منهما ونقصُه، ولم يكن تامَّ الإلهية، فيجب أن يكون فوقهما إله قاهر لهما، حاكم عليهما، وإلا ذهب كلّ منهما بما خلق، وطلب كل منهما العلوّ على الآخر. وفي ذلك فساد أمر (٥) السماوات والأرض ومن فيهما (٦)، كما هو المعهود من فساد البلد إذا كان فيه ملِكان متكافئان (٧)، وفساد الزوجة إذا كان لها
(١) س: "حركته"، ولعله مغيّر. (٢) ف: "بدعائه"، تحريف. (٣) "قال" لم يرد في ف. (٤) ل: "وهو". ز: "وحده ومعبودهما". (٥) ز: "فساد أهل". (٦) ل: "فيهنّ". (٧) ما بعده إلى "فحلان" لم يرد في س.