(1) La preuve que les mouvements se limitent à ces trois catégories est la suivante : si l’être en mouvement a conscience de son déplacement, le mouvement est alors volontaire ; s’il n’en a pas conscience, ce mouvement est soit conforme à sa nature, soit non. Dans le premier cas, il relève du mouvement naturel (2), dans le second du mouvement contraint.
Une fois ce principe établi, tout ce qui existe dans les cieux, sur la terre et entre les deux — mouvements des sphères célestes, du soleil, de la lune, des étoiles, des vents, des nuages, de la pluie, de la végétation, et même les mouvements des fœtus dans le sein de leurs mères — n’advient que par l’intermédiaire des anges qui administrent les affaires et en répartissent les ordres, comme l’attestent de nombreux passages du Coran et de la Sunna.
Croire en cela fait partie intégrante de la foi aux anges ; en effet, Allah a confié la matrice à des anges, la pluie à d’autres, la végétation (3) à d’autres encore, ainsi que les vents, les sphères, le soleil, la lune et les étoiles.
Il a assigné à chaque serviteur quatre anges : deux scribes, l’un à sa droite (4) et l’autre à sa gauche, et deux gardiens, l’un devant lui et l’autre derrière lui. Il a mandé des anges pour saisir son âme et la conduire à sa destination, au Paradis ou en Enfer (5) ; d’autres pour l’interroger et l’éprouver dans sa tombe, où il connaîtra soit le châtiment, soit la félicité (6) ; et d’autres encore le mèneront au rassemblement lorsqu’il sortira de sa tombe,