et s’est maintenu fermement dans cette parole, ainsi qu’Allah — exalté soit-Il — l’a dit : « et ceux qui, à leur témoignage, demeurent fidèles » (s. 70, v. 33). Il demeure donc fidèle à son attestation tant dans l’apparence que dans l’intime, par le cœur comme par le corps.
Or, chez les hommes, il en est dont le témoignage est mort ; d’autres chez qui il sommeille : qu’on le réveille, il se réveille ; d’autres où il gît, inerte ; d’autres enfin où il est presque debout. Dans le cœur, ce témoignage tient la place de l’âme dans le corps : il y a l’âme morte, l’âme malade — plus proche de la mort —, l’âme plus proche de la vie, et l’âme saine qui veille aux intérêts du corps.
Dans un hadith authentique, le Prophète ﷺ a dit : « Je connais une parole qu’aucun serviteur ne prononce à l’agonie sans que son âme n’y trouve soulagement. » (1)
Ainsi, la vie de l’âme dépend de la vitalité de cette parole (2) en elle, tout comme la vie du corps dépend de la présence de l’âme en lui. De même, quiconque meurt muni de cette parole se meut au Paradis ; et quiconque l’a réalisée et mise en pratique durant sa vie voit son âme se mouvoir dans le Jardin du Refuge, et connaît la plus douce des existences. Le Très-Haut dit : « Quant à celui qui craint de comparaître devant son Seigneur et retient son âme de la passion (v. 40), le Paradis sera alors son refuge (v. 41). » (s. 79, v. 40-41).
Le Paradis sera donc son refuge le Jour de la Rencontre, et — dès ici-bas — le jardin de la connaissance, de l’amour et de l’intimité avec Allah.