Et l’âme de cette parole, son secret, résident dans le fait de vouer exclusivement au Seigneur — exalté soit Son éloge, sanctifiés Ses Noms, béni soit Son Nom, élevée Sa majesté, nulle divinité en dehors de Lui — l’amour, la vénération, la glorification, la crainte et l’espérance, ainsi que tout ce qui en découle : le tawakkul (l’abandon confiant), l’inâba (le retour repentant), la raghba (le désir ardent) et la rahba (la crainte révérencielle).
Nul autre que Lui ne doit être aimé ; tout ce qui est aimé en dehors de Lui ne l’est qu’en raison de Son amour et parce qu’il constitue un moyen d’accroître celui-ci. Nul autre que Lui n’est craint ou espéré ; en Lui seul on place sa confiance, vers Lui seul se tournent désir et crainte, par Son Nom seul on jure, pour Lui seul on fait un vœu, vers Lui seul on se repent, à Son ordre seul on obéit, de Lui seul on escompte la récompense, auprès de Lui seul on implore secours dans les épreuves, vers Lui seul on cherche refuge, devant Lui seul on se prosterne, et c’est pour Lui — en Son Nom — qu’on immole les sacrifices.
Tout cela se résume en une unique formule : n’adorer que Lui, sous toutes les formes d’adoration ; telle est la pleine réalisation de la shahâda « lâ ilâha illâ Allah ».
C’est pourquoi Allah a interdit le Feu à quiconque atteste « lâ ilâha illâ Allah » en toute vérité (4). Et il est inconcevable que le Feu accueille celui qui s’est réellement conformé à la réalité de cette attestation et a…