tel que la prise d’un remède amer.
Allah – exalté soit-Il – dit : « Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est pénible. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle est un bien pour vous, et que vous aimiez une chose alors qu’elle est un mal pour vous. Allah sait, tandis que vous ne savez pas. » (Coran, 2 : 216).
Ainsi, le Très-Haut nous informe que le combat, bien qu’il leur soit répugnant, est en réalité un bien pour eux, puisqu’il mène à l’objet d’amour le plus noble et le plus profitable.
Les âmes, quant à elles, recherchent le confort, la quiétude et l’aisance ; cela leur est pourtant néfaste, car cela les prive de cet objet d’amour. L’homme doué de raison ne s’arrête donc ni au plaisir d’un bien immédiat pour le préférer, ni à la douleur d’un mal immédiat pour l’éviter, car ces deux attitudes peuvent en définitive lui être funestes, lui attirer la plus grande souffrance et le priver de la plus haute jouissance. Au contraire, les gens avisés de ce monde supportent des difficultés désagréables en vue du plaisir qui les suivra, fût-il passager.
Il existe donc quatre cas de figure :
– une chose détestée qui conduit à une chose détestée ;
– une chose détestée qui conduit à une chose aimée ;
– une chose aimée qui conduit à une chose aimée ;
– une chose aimée qui conduit à une chose détestée.