La survenue d’un acte volontaire n’est possible qu’en présence de sa cause : l’amour et la volonté. Quant à la non-action, elle provient tantôt de l’absence de ce qui la motive et en est la cause, tantôt de l’existence d’une répulsion et d’une aversion qui l’empêchent. C’est là le domaine de l’ordre et de l’interdiction ; on le nomme *kaff* (l’abstention), et c’est à son sujet que se rattachent récompense et châtiment. Ainsi disparaît l’ambiguïté touchant la question de l’abstention : relève-t-elle de l’être ou du néant ? L’examen attentif montre qu’elle est de deux sortes : l’abstention imputable à l’absence de la cause incitative est négative, tandis que celle due à la présence d’un motif faisant obstacle à l’acte constitue une réalité positive. Section L’une comme l’autre, l’action volontaire et l’abstention volontaire, ne sont choisies par l’être vivant qu’en raison du bénéfice qu’il en escompte : soit la jouissance procurée par ce bénéfice, soit la disparition d’une douleur dont il est soulagé. C’est pourquoi l’on dit : « il a guéri sa poitrine » ou « il a guéri son cœur ». Le poète a dit : « Elle serait la guérison de mon mal si je pouvais l’atteindre ; mais nulle guérison de ce mal ne s’obtient de sa part. » Cette finalité est convoitée par l’homme raisonnable — et même par l’animal privé de raison —, mais la plupart des gens se méprennent de façon déroutante : ils recherchent la jouissance par ce qui finit par leur occasionner un mal bien plus grave…
ووجود الفعل الاختياري لا يكون إلا بوجود سببه من الحب والإرادة. وأما عدم الفعل فتارةً يكون لعدم مقتضيه وسببه، وتارةً يكون لوجود البغض والكراهة المانع منه. وهذا متعلَّق الأمر والنهي، وهو الذي (١) يسمّى الكفّ، وهو متعلّق الثواب والعقاب. وبهذا (٢) يزول الاشتباه في مسألة الترك، هل هو أمر وجودي أو عدمي؟ والتحقيق أنّه قسمان: فالترك المضاف إلى عدم السبب المقتضي عدميّ، والمضاف إلى السبب المانع من الفعل وجودي (٣). فصل وكل واحد من الفعل والترك الاختياريين إنّما يُؤثره الحيّ لما فيه من حصول المنفعة التي يلتذّ بحصولها، أو زوال الألم (٤) الذي يحصل له الشفاء بزواله (٥). ولهذا يقال: شفى صدره، وشفى قلبه. قال: هي الشفاءُ لدائي لو ظفرتُ بها … وليس منها شفاءُ الداءِ مبذولُ (٦) وهذا مطلوب يُؤثِره العاقل، بل الحيوان البهيم؛ ولكن يغلط فيه أكثر الناس غلطًا قبيحًا، فيقصد حصول اللذة بما يُعقِب عليه (٧) أعظمَ
(١) "الذي" ساقط من ل. (٢) في س: "بهذا" دون الواو. (٣) انظر: إغاثة اللهفان (٨٢٤). (٤) ل، ز: "وزوال الألم". (٥) "بزواله … قال هي" ساقط من ل. (٦) البيت لهشام بن عقبة، أخي ذي الرمة، وهو من شواهد سيبويه (١/ ٧١، ١٧٧). وانظر مصارع العشاق (٢/ ١٩٠). (٧) ف: "على نفسه".