Méthode d’édition critique
Pour établir le texte, je me suis fondé sur les quatre premiers manuscrits, repérés par les sigles (S, F, Z, L). Ils sont les plus anciens que j’aie pu consulter et procèdent de filiations différentes. J’ai ensuite consulté les deux copies plus tardives (Kha, Khb) à titre de confirmation et d’appui. Il convient de noter que les manuscrits (Z, L, Kha) sont ici exploités pour la première fois.
Le manuscrit de l’Escurial (S) est le plus proche de l’époque de l’auteur : il fut copié dix-neuf ans après son décès. Il n’excède toutefois guère les autres témoins en exactitude et en fiabilité. Je ne l’ai donc pas retenu comme base exclusive ; chaque fois que les exemplaires divergeaient, j’ai adopté la leçon qui m’a paru la plus convaincante, en signalant les variantes relevées dans les autres. L’effort a porté avant tout sur une lecture minutieuse de ces témoins, avec mention des omissions, fautes de copie et interventions éventuelles des lecteurs.
J’ai reporté dans les notes les variantes importantes et omis celles qui ne concernent que les formules de glorification d’Allah Très-Haut, de bénédiction sur le Prophète — paix et bénédictions sur lui — ou de satisfaction à l’égard de ses Compagnons, ainsi que les différences mineures, innombrables dans ce type de manuscrits, dont la mention n’aurait fait qu’alourdir l’apparat critique.
Je me suis appliqué à vocaliser les passages difficiles, à expliquer les termes et expressions rares, à vérifier les citations et à mettre cet ouvrage en relation avec les autres écrits de l’auteur.
Je n’ai pas inséré de sous-titres ; il m’a semblé qu’une mise en évidence ponctuelle de certains mots ou phrases du texte suffisait à jouer ce rôle.