Ainsi, Allah — exalté soit-Il — explique qu’il est, parmi les hommes, ceux qui L’associent à d’autres en prenant hors de Lui un rival qu’ils aiment comme on aime Allah ; Il précise, par ailleurs, que les croyants aiment Allah d’un amour plus intense que les polythéistes n’aiment leurs idoles. Selon une autre interprétation, le sens est que les croyants aiment Allah davantage que les polythéistes n’aiment Allah Lui-même : ces derniers, certes, prétendent L’aimer, mais parce qu’ils Lui ont adjoint des rivaux dans leur amour, celui-ci s’est affaibli. Quant aux monothéistes, leur amour, pur et exclusif, est plus fort que celui des premiers. L’injustice qui consiste à mettre le Seigneur des mondes sur le même plan que de prétendus égaux s’exprime précisément dans cette question d’amour, comme il a été vu précédemment. Or, puisqu’Allah veut de Ses créatures que cet amour Lui soit rendu pur, Il a blâmé avec la plus grande vigueur quiconque prend, en dehors de Lui, un protecteur (walî) ou un intercesseur (shafîʿ). Tantôt Il réunit les deux notions dans un même blâme, tantôt Il les mentionne séparément. Il dit ainsi : « Allah est Celui qui a créé les cieux et la terre et ce qui se trouve entre eux en six jours, puis Il S’est établi sur le Trône ; en dehors de Lui vous n’avez ni protecteur ni intercesseur. Ne réfléchirez-vous donc pas ? » (Coran, 32 : 4). Et Il dit encore : « Avertis, par le Coran, ceux qui redoutent d’être rassemblés devant leur Seigneur : ils n’auront, en dehors de Lui, ni protecteur ni intercesseur ; peut-être seront-ils pieux. » (Coran, 6 : 51). Lorsque l’une des deux attitudes est dénoncée isolément, Il déclare : « Ont-ils donc pris, en dehors d’Allah, des intercesseurs ? Dis : “Même s’ils…” »
أَشَدُّ حُبًّا لِلَّهِ﴾ [البقرة: ١٦٥]، فأخبر سبحانه أنّ من الناس من يشرك به، فيتخذ من دونه ندّا يحبّه كحبّ الله، وأخبر أنّ الذين آمنوا أشدّ حبًّا لله من أصحاب الأنداد لأندادهم. وقيل: بل المعنى أنّهم أشدّ حبًّا لله من أصحاب الأنداد لله، فإنّهم وإنْ أحبّوا الله، لكن لمّا أشركوا (١) بينه وبيّن أندادهم في المحبة ضعفت محبتهم لله (٢). والموحدون لله لمّا خلصت (٣) محبتهم له كانت أشدّ من محبة أولئك. والعدل بربّ العالمين والتسوية بينه وبيّن الأنداد هو في هذه المحبة، كما تقدّم. ولما كان مراد الله من خلقه هو خلوص هذه المحبة له أنكر على من اتخذ من دونه وليًّا أو شفيعًا (٤) غايةَ الإنكار، وجمع ذلك تارةً، وأفرد أحدهما عن الآخر بالإنكار تارةً، فقال تعالى: ﴿اللَّهُ الَّذِي خَلَقَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ وَمَا بَيْنَهُمَا فِي سِتَّةِ أَيَّامٍ ثُمَّ اسْتَوَى عَلَى الْعَرْشِ مَا لَكُمْ مِنْ دُونِهِ مِنْ وَلِيٍّ وَلَا شَفِيعٍ أَفَلَا تَتَذَكَّرُونَ (٤)﴾ (٥) [السجدة: ٤]، وقال: ﴿وَأَنْذِرْ بِهِ الَّذِينَ يَخَافُونَ أَنْ يُحْشَرُوا إِلَى رَبِّهِمْ لَيْسَ لَهُمْ مِنْ دُونِهِ وَلِيٌّ وَلَا شَفِيعٌ لَعَلَّهُمْ يَتَّقُونَ (٥١)﴾ [الأنعام: ٥١]. وقال في الإفراد: ﴿أَمِ اتَّخَذُوا مِنْ دُونِ اللَّهِ شُفَعَاءَ قُلْ أَوَلَوْ كَانُوا
(١) ما عدا س: "شركوا". (٢) "لله" ساقط من ز. (٣) ز: "والموحدون لما حصلت"، سقط وتحريف. (٤) ز: "وليا وشفيعًا". (٥) هذه الآية ساقطة من ز. وجاءت مكانها الآية الثالثة من سورة يونس. وقد وردت كلتاهما في ف. ولا شك أن إيراد الآية المذكورة من سورة يونس في هذا السياق خطأ من بعض النساخ، فإنَّها من مواضع الإفراد لا الجمع.