Un autre a dit (1) :
« Merveille étrange ! Je soupire après eux
Et je questionne tout passant à leur sujet, alors qu’ils sont avec moi (2) ;
Mon œil les cherche quand ils reposent dans sa prunelle,
Et mon cœur les désire tandis qu’ils demeurent entre mes côtes (3). »
C’est là une expression plus délicate encore que celle d’un autre :
« Si je dis : “Tu t’es absenté”, mon cœur me dément,
Car tu sièges en lui, au lieu du secret ; jamais tu ne t’es absenté.
Et si je dis : “Tu n’as pas disparu”, mon regard rétorque : “C’est mensonge !” ;
Me voilà désemparé entre vérité et mensonge (4). »
Rien n’est plus proche de l’amant que son Bien-Aimé ; il arrive même que l’amour s’enracine si profondément que le Bien-Aimé lui devienne plus intime que sa propre personne, au point qu’il s’oublie lui-même sans jamais L’oublier (5), comme on l’a dit (6) :
= L’auteur l’a cité dans *Rawdat al-muhibbin* (p. 155), *Tariq al-hijratayn* (p. 46), ainsi qu’avec un autre vers dans *Miftah Dar al-Saada* (vol. 1, p. 439). Voir également *al-Jawab al-sahih* (vol. 3, p. 336 et 368) et *Minhaj al-sunna* (vol. 5, p. 377).
(1) Dans les manuscrits f et z : « l’autre ».
(2) Dans le manuscrit z : « Et ce qui m’étonne ».
(3) Ces deux vers sont du qadi al-Fadil, dans son *Diwan* (p. 492). L’auteur les a également cités dans *Hidayat al-hayara* (p. 153), *Rawdat al-muhibbin* (p. 100 et 385), *Miftah Dar al-Saada* (vol. 1, p. 439), ainsi que son maître dans *al-Radd ala al-Bakri* (p. 349), *al-Jawab al-sahih* (vol. 3, p. 336 et 368) et *Minhaj al-sunna* (vol. 5, p. 377).
(4) L’auteur les a cités tous les deux dans *Hidayat al-hayara* (p. 154).
(5) Dans le manuscrit f : « de sorte qu’il s’oublie lui-même sans oublier son bien-aimé ».
(6) Dans le manuscrit s : « Un autre a dit ».