« Et s’il Me demande, Je lui accorderai certes ce qu’il Me demande ; et s’il cherche refuge auprès de Moi, assurément Je le mettrai à l’abri. Jamais Je n’ai hésité, au sujet d’une chose que Je veux accomplir, autant que J’hésite à retirer l’âme de Mon serviteur croyant : il déteste la mort, et Moi Je répugne à le contrister, bien qu’il n’y échappe pas. »
Ce noble hadith qudsî – qu’il est interdit au cœur obtus et à l’esprit grossier de saisir dans toute sa portée – renferme donc deux causes exclusives de l’amour divin : l’accomplissement des obligations qu’Il a prescrites, et la recherche de Sa proximité par les actes surérogatoires.
Le Très-Haut y annonce en outre que, parmi tout ce par quoi les serviteurs cherchent à Se rapprocher de Lui, rien ne Lui est plus cher que l’observance de Ses prescriptions obligatoires.
(1) Dans les manuscrits F et Z : « falain » (« certes, si… »).
(2) Le passage « C’est par Moi qu’il entend… et par Moi qu’il marche » est absent du manuscrit L.
(3) Dans les manuscrits S et Z : « ista‘adha bi » (« il a cherché refuge auprès de Moi »).
(4) Ce hadith est rapporté d’après Abu Hurayra. Al-Bukhari l’a rapporté dans le Livre de la douceur, chapitre de l’humilité (n° 6502), à l’exception de la formule : « C’est par Moi qu’il entend… et par Moi qu’il marche ». L’auteur a repris cette addition d’une version rapportée par al-Bukhari dans Rawdat al-muhibbin (p. 554) et al-Madarij (2/413). Cheikh al-Islam l’a également citée dans Majmu‘ al-fatawa (5/511), entre autres. Al-Albani a dit : « Je n’ai trouvé cette addition ni chez al-Bukhari ni chez aucun autre des rapporteurs que nous avons mentionnés. Al-Hafiz l’a citée au cours de son commentaire du hadith, en la rapportant d’al-Tufi, sans l’attribuer à personne. » Voir Silsilat al-ahadith al-sahiha (4/191). Voir également, au sujet du commentaire de ce hadith, Majmu‘ al-fatawa (18/129). (S) Cette version est mentionnée par al-Hakim al-Tirmidhi dans Nawadir al-usul (fol. 56a, 70a et 190a), sans chaîne de transmission. Il dit : « Cela est confirmé par le hadith de Aïcha — qu’Allah l’agrée —, rapporté du Messager d’Allah, qui le tient de Jibril, qui le tient de son Seigneur — glorifié et exalté soit-Il : “Lorsque J’aime Mon serviteur, Je suis son ouïe, sa vue et sa langue ; c’est par Moi qu’il entend, par Moi qu’il voit, par Moi qu’il parle et par Moi qu’il comprend.” » (Z)
(5) Le terme « vers Lui » est absent du manuscrit F.
(6) Le terme « par lui » est absent du manuscrit S. Dans le manuscrit L : « plus aimé de lui que ce par quoi il se rapproche [d’Allah]. »