avant qu’elle n’atteigne son cœur.
Troisièmement : elle fait naître dans le cœur une intimité avec Allah et le ramène entièrement vers Lui, car le regard livré à lui-même disperse le cœur, le morcelle et l’éloigne d’Allah. Rien n’est plus préjudiciable au serviteur que le laxisme du regard ; il sème, en effet, la froideur et l’isolement entre le serviteur et son Seigneur.
Quatrièmement : elle raffermit le cœur et le réjouit, tandis que le regard vagabond l’affaiblit et l’attriste.
Cinquièmement : elle confère au cœur une lumière, alors que l’indiscipline du regard le plonge dans l’obscurité.
C’est pourquoi le Très-Haut a placé le verset de la lumière aussitôt après l’injonction de baisser le regard : « Dis aux croyants de baisser leurs regards et de préserver leur chasteté ; cela est… » (an-Nûr, 24 : 30). Puis Il ajoute aussitôt : « Allah est la Lumière des cieux et de la terre. L’exemple de Sa lumière est tel une niche où se trouve une lampe… » (an-Nûr, 24 : 35), c’est-à-dire la lumière qu’Il dépose dans le cœur de Son serviteur croyant, celui qui exécute Ses ordres et évite Ses interdictions.
Lorsque le cœur s’illumine, les délégations de biens affluent vers lui de toutes parts ; mais lorsqu’il s’obscurcit, les nuages des épreuves et du mal convergent vers lui de tous côtés : innovations, égarement, suivisme des passions, abandon de la guidée, indifférence aux causes du bonheur et engouement pour celles de la disgrâce. Seule la lumière du cœur permet de déceler tout cela ; si cette lumière vient à disparaître, son détenteur reste semblable à un aveugle qui…