même si l’on applique à ces deux femmes l’appellation générale de zinâ (fornication), tout comme on parle de la fornication de l’œil, de la main, du pied ou de la bouche.
Une fois cela établi, les musulmans sont unanimes : la sodomie pratiquée avec un esclave relève du même statut que lorsqu’elle est commise avec toute autre personne. Quiconque s’imagine qu’il est permis de sodomiser son propre esclave et invoque à l’appui la parole du Très-Haut : « sauf avec leurs épouses ou celles que possède leur main droite, car en cela ils ne sont pas blâmés » (sourate al-Maʿârij, v. 30), établissant ainsi une analogie avec sa servante captive, celui-là est un mécréant ; on l’enjoint de se repentir comme on le fait pour l’apostat. S’il se repent, il est gracié ; sinon, sa tête sera tranchée. La sodomie d’un homme avec son propre esclave encourt donc le même péché et la même sanction que celle commise avec l’esclave d’autrui.
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On pourrait demander : malgré tout cela, existe-t-il un remède pour ce mal incurable, une incantation pour ce sortilège meurtrier ? Quelle stratégie adopter pour écarter cette aberration ?
= hadith. Une autre chaîne de transmission est mentionnée par al-Bukhari dans son *Tarikh* (2/81) et par Ibn Abi Hatim dans l’introduction d’*al-Jarh wa-t-ta‘dil* (1/342). Al-Ajurri l’a également rapporté dans *Dham al-liwat* (16), al-Tabarani dans *al-Awsat* (3/153, no 4157), et al-Khatib dans *Tali talkhis al-mutashabih* (268), par la voie d’Abu Dawud al-Tayalisi, de Bishr ibn al-Fadl, de son père, de Khalid al-Hadhdha, d’Anas ibn Sirin, d’Abu Yahya, d’Abu Musa — hadith attribué au Prophète : « Une femme ne doit avoir de rapports intimes avec une autre femme ; sinon, elles sont toutes deux adultères… »
Al-Tabarani a déclaré : « Ce hadith n’est rapporté d’après Abu Musa que par cette chaîne de transmission ; Abu Dawud est le seul à l’avoir rapporté. Quant à Abu Yahya, dont Anas ibn Sirin rapporte le hadith, il s’agit de Ma‘bad ibn Sirin. »
Je dis : chez al-Ajurri, on trouve : « d’après Abu Yahya al-Mu‘arriqab ». Son nom est Musadda. Al-‘Ijli le jugea digne de confiance, tandis qu’Ibn Ma‘in ne le connaissait pas et qu’Ibn Hibban le critiqua dans *al-Majruhin* (3/39). Ibn Hajar a dit à son sujet : « acceptable ». Voir *Tahdhib al-kamal* (28/15). Ce hadith n’est pas authentique : sa chaîne comporte Bishr ibn al-Fadl ibn al-Walid al-‘Ayzar. Al-Azdi le déclara inconnu.
(1) Dans les manuscrits S et L : « alors ».