du sens qu’elle recèle ; et comment en irait-il autrement, alors que nous avons déjà montré que la preuve même que vous niez n’est nullement inexistante ?
Quant à votre assertion selon laquelle il s’agirait d’un rapport charnel pratiqué dans un lieu que les penchants naturels ne convoitent pas – Allah ayant, dites-vous, disposé les tempéraments à le répugner – et qu’il faudrait donc l’assimiler à l’acte de coucher avec une bête morte ou un animal, elle appelle plusieurs réponses.
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Il s’agit d’une analogie entachée d’irrégularité, rejetée par la Sunna du Messager d’Allah ﷺ et par le consensus des Compagnons, comme nous l’avons déjà établi.
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Mettre sur le même plan l’union avec un adolescent imberbe de grande beauté – dont la séduction dépasse toutes les séductions (1) – et l’accouplement avec une ânesse ou le coït avec une femme décédée relève de l’analogie la plus pervertie qui soit. Qui donc a jamais chanté la beauté d’une ânesse, d’une vache ou d’un cadavre ? Qui en a jamais perdu l’esprit, asservi son cœur ou livré toute sa pensée et son âme ? Il n’est pas d’analogie plus dévoyée que celle-là.
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Votre raisonnement se voit encore réfuté par le cas des rapports avec la mère, la fille ou la sœur : l’aversion naturelle envers de tels actes est indéniable, et pourtant la peine qui y est attachée figure – selon l’un des deux avis – parmi les plus sévères : la mise à mort en toute hypothèse, que l’auteur soit ou non muḥṣan (déjà marié). Tel est l’un des deux avis rapportés de l’imâm Aḥmad ; c’est également l’opinion d’Ishâq ibn Râhawayh et de plusieurs spécialistes du hadith (2).
Abû Dâwûd rapporte dans son Sunan, d’après al-Barâ’ ibn ‘Âzib, que celui-ci dit : « J’ai rencontré mon oncle… » (3)