Des désirs qui, durant la vie, étaient pour leurs adeptes une douceur devinrent, à l’heure de la mort, un châtiment cuisant.
Les jouissances se sont évanouies et n’ont laissé derrière elles que des soupirs de regret. Le plaisir s’est dissipé, léguant la misère ; ils ont goûté brièvement à la délectation et seront longtemps châtiés. Ils ont paître dans un enclos funeste, et ce pâturage leur a valu un tourment douloureux. Le vin de la passion les a grisés ; ils ne s’en sont réveillés que dans les demeures des suppliciés. Cette insouciance les a plongés dans le sommeil ; ils ne se sont levés que pour se retrouver dans les logis des condamnés. Par Allah, ils ont alors connu le plus âpre des remords, quand le remords ne sert plus à rien, et ils ont pleuré leur passé en répandant du sang à la place des larmes.
Si tu pouvais voir les plus hauts comme les plus humbles de cette cohorte : le feu jaillit des ouvertures de leurs visages et de leurs corps tandis qu’ils sont pressés entre les strates de la Fournaise ; au lieu du breuvage délectable, on leur fait boire des coupes d’eau bouillante, et, tandis qu’on les traîne sur leurs faces, on leur lance : « Goûtez donc ce que vous amassiez » (Az-Zumar, 24) ; « Brûlez-y ! Endurez ou n’endurez pas, cela vous est égal ; vous n’êtes rétribués que pour ce que vous faisiez » (At-Tûr, 16).
Allah – exalté soit-Il – a rapproché le châtiment de cette communauté et Lui a montré ceux qui leur ressemblent dans les actes, lorsqu’Il les effraya par cette menace : « Et ce (châtiment) n’est pas loin des injustes » (Hûd, 83).
Ô vous qui prenez les mâles pour partenaires, réjouissez-vous donc de la “bonne nouvelle” : le Jour où les hommes seront ramenés devant leur Seigneur, c’est à vous qu’est réservé un salaire !
Mangez, buvez, commettez l’adultère, livrez-vous à la turpitude de Loth et exultez ; car c’est en grand cortège que l’on vous mènera vers le « paradis rouge », c’est-à-dire la Fournaise.