« Leur terme est l’aube. » Trouvant l’échéance de leur destruction encore trop lointaine, le Prophète de Dieu s’écria : « Je voudrais que cela arrive plus tôt. » Les anges lui répondirent : « L’aube n’est-elle pas proche ? »
Par Allah, il ne s’écoula entre l’anéantissement des ennemis d’Allah et le salut de Son Prophète et de Ses alliés que l’intervalle qui sépare la fin de la nuit du lever de l’aurore. Soudain, leurs demeures furent arrachées de leurs fondations et soulevées vers le ciel, au point que les anges entendirent l’aboiement des chiens et le braiment des ânes. Alors survint le décret irrévocable du Seigneur Majestueux, adressé à Son serviteur et messager Gabriel : qu’il renverse la cité sur eux, ainsi qu’Il l’a mentionné dans la Révélation infaillible : « Lorsque Notre ordre arriva, Nous en renversâmes la cité de haut en bas et fîmes pleuvoir sur elle des pierres d’argile durcie. » (Hûd, 82)
Il les fit ainsi devenir un signe pour les mondes, une admonition pour les pieux, un châtiment exemplaire et un précédent pour quiconque, parmi les criminels, s’associerait à leurs actes ; et Il plaça leurs ruines sur la route des voyageurs : « Voilà bien là des signes pour ceux qui discernent ; elle se trouve sur une voie toujours empruntée ; certes, il y a là un signe pour les croyants. » (Al-Hijr, 75-77)
Il les saisit à l’improviste alors qu’ils dormaient ; Son châtiment les frappa tandis qu’ils erraient dans leur ivresse, et rien de ce qu’ils avaient acquis ne leur fut d’aucun secours. Ainsi ces plaisirs se muèrent en souffrances, et ils s’éveillèrent pour en être tourmentés :