– À la suite de « bi-l-aʿmāl » (« par les œuvres »), le copiste a encore ajouté le mot « al-ṣāliḥa » (« vertueuses »).
– fol. 4b : « wa-innamā tunṣarūna mina-l-samāʾ ». Un lecteur a fait suivre cette expression de « bi-l-duʿāʾ » (« par l’invocation »).
– fol. 5b : « wa-bi-l-iḥtijāj bi-l-ashbāh wa-l-naẓar wa-l-iqtidāʾ bi-l-akābir tāratan ». Le terme « wa-l-naẓar » est ici une déformation ; la leçon correcte est « wa-l-naẓarāʾ » (« les pairs »). L’expression ayant dérouté certains, ils y ont ajouté aussitôt après « ilayhim » (« à eux »).
Des ratures ou remaniements apparaissent çà et là. En voici quelques exemples :
– fol. 3a : « rafaʿa raʾsahu ilā-s-samāʾ » (« il leva la tête vers le ciel »). Certains ont effacé les lettres rāʾ et hamza, transformant « raʾsahu » en « sahu », puis ont remplacé le mot par « yadayhi » (« ses deux mains »).
– Par ailleurs, le distique suivant se lit dans toutes les copies sous la forme ci-après (1) :
« Wa-la-qad ʿalimnā annahu qad akhraja al-abawayn min … malakūtihā al-aʿlā bi-dhanbin wāḥid »
Ce vers relève du baḥr al-kāmil. Il est manifeste qu’une adjonction dans le premier hémistiche en a rompu la métrique ; si l’on retranchait « annahu qad », le rythme redeviendrait correct. La rigueur aurait voulu qu’on signale la correction en marge, mais l’un des lecteurs a simplement retranché les deux mots du manuscrit, laissant un blanc à leur place (fol. 28b).
(4) Copie de l’Université Yale (L) :
Cet exemplaire, conservé à la Bibliothèque de l’Université Yale (États-Unis) sous le n° 94, compte 221 feuillets; chaque page comporte quinze lignes.