puis, lorsqu’il reprenait ses esprits, il récitait : « Nous retournons leurs cœurs et leurs regards, parce qu’ils n’ont pas cru la première fois ; et Nous les laissons dans leur rébellion, errant à l’aveugle. » (Coran 6 : 110). C’est pour cela que les pieux prédécesseurs redoutaient que leurs fautes ne dressent un voile entre eux et une belle conclusion de vie. Il a dit (1) : « Sache que la mauvaise issue – qu’Allah nous en protège – n’atteint pas celui dont l’extérieur est droit et l’intérieur sain ; jamais on n’en a entendu parler, et louange à Allah. Elle ne survient que chez celui dont la croyance est corrompue (2), ou qui persiste dans les grands péchés et se jette dans les énormités. Peut-être ces fautes prendront-elles le dessus, si bien que la mort le surprendra avant le repentir ; elle s’emparera de lui avant qu’il n’ait réformé ce qui se cache au fond de lui, et il sera fauché (3) avant de se tourner vers Allah. Satan triomphera alors de lui lors de ce choc et le ravira dans cette stupeur. Et nous cherchons refuge auprès d’Allah. » Il dit encore : « On rapporte qu’en Égypte vivait un homme qui fréquentait assidûment la mosquée pour y faire l’appel à la prière et y accomplir la ṣalâ (4). Sur lui resplendissaient l’éclat de l’obéissance et la lumière de l’adoration. Un jour, selon son habitude, il gravit le minaret pour lancer l’adhân. Au pied de ce minaret se trouvait la demeure d’un chrétien ; il y jeta un regard, aperçut la fille du propriétaire et en fut épris. Il abandonna aussitôt l’adhân, descendit vers elle et entra dans la maison. Elle lui dit : « Que t’arrive-t-il ? Que veux-tu ? » Il répondit : « C’est toi que je veux. » – « Pourquoi donc ? » – « Tu as captivé mon esprit et conquis tout mon cœur. » – « Jamais je ne consentirai à une relation illicite (5). » – « Alors je t’épouserai. » – « Mais tu es musulman et moi chrétienne ; mon père ne me mariera pas à toi. » – « Dans ce cas, je me ferai chrétien. » – « Si tu le fais, j’accéderai à ta demande. » L’homme apostasia donc et se fit chrétien.
عليه، ثم يفيق ويقرأ: ﴿وَنُقَلِّبُ أَفْئِدَتَهُمْ وَأَبْصَارَهُمْ كَمَا لَمْ يُؤْمِنُوا بِهِ أَوَّلَ مَرَّةٍ وَنَذَرُهُمْ فِي طُغْيَانِهِمْ يَعْمَهُونَ (١١٠)﴾ [الأنعام: ١١٠]. فمِن هذا خاف السلف من الذنوب أن تكون حجابًا بينهم وبيّن الخاتمة بالحسنى. قال (١): "واعلم أنّ سوء الخاتمة -أعاذنا الله منها- لا تكون لمن استقام ظاهره، وصلح باطنه، ما سمع بهذا ولا علم به، ولله الحمد. وإنّما تكون لمن له فساد في العقيدة (٢)، أو إصرار على الكبائر، وإقدام على العظائم. فربّما غلب ذلك عليه، حتى ينزل به الموت قبل التوبة، فيأخذه قبل إصلاح الطوِيّة، ويُصطلَم (٣) قبل الإنابة، فيظفر به الشيطان عند تلك الصدمة، ويختطفه عند تلك الدهشة. والعياذ بالله". قال: "ويروى أنّه كان بمصر رجل يلزم مسجدًا للأذان والصلاة (٤)، وعليه بهاء الطاعة وأنوار العبادة، فرقي يومًا المنارةَ على عادته للأذان، وكان تحت المنارة دار لنصراني، فاطّلع فيها، فرأى ابنة صاحب الدار، فافتتن بها، فترك الأذان ونزل إليها، ودخل الدار عليها، فقالت له: ما شأنك؟ وما تريد؟ قال: أريدكِ. قالت: لماذا؟ قال: قد سَبَيتِ لُبِّي، وأخذتِ بمجامع قلبي. قالت: لا أجيبك إلى ريبة (٥) أبدًا. قال: أتزوجك. قالت: أنت مسلم، وأنا نصرانية، وأبي لا يزوجني منك. قال لها: أتنصّر. قالت: إن فعلت أفعل. فتنصّر الرجل
(١) يعني عبد الحق الإشبيلي. انظر كتاب العاقبة (١٨١). (٢) ف: "العقائد". ز: "العقد". (٣) من اصطلمه الموت أو العدوّ: استأصله. (٤) س: "يلازم المسجد … ". ف: "يأوي مسجدًا للصلاة والأذان". (٥) س: "زنية".