persista ainsi : chaque fois qu’on l’exhortait : « Dis : lâ ilâha illâ Allâh », il répondait invariablement : « An-Nâsir est mon maître. » Puis il s’adressa à son fils : « Ô Untel, sache qu’An-Nâsir ne te connaît que par ton épée : tue, tue ! » C’est alors qu’il rendit l’âme.
ʿAbd al-Ḥaqq poursuivit : « On pressa un autre — que je connais personnellement — de dire : lâ ilâha illâ Allâh ; il se mit au contraire à donner des ordres : “Dans telle maison, réparez ceci ; dans tel verger, faites cela.”
Il ajouta : “Parmi ce qu’Abû Tâhir as-Salafî m’a permis de rapporter figure le récit d’un homme qu’atteignit l’agonie. On lui dit : ‘Dis : lâ ilâha illâ Allâh’, mais il répétait inlassablement en persan : dah, yâzdah, c’est-à-dire : ‘dix pour onze’.
On invita encore un autre à dire : lâ ilâha illâ Allâh ; il se mit à demander : ‘Quel chemin mène au hammam de Minjâb ?’”
ʿAbd al-Ḥaqq conclut : “Ces paroles ont leur histoire. Un homme se tenait un jour devant sa maison, dont la porte ressemblait à celle de ce bain ; une jeune servante au charme certain passa par là et dit :”