Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

persista ainsi : chaque fois qu’on l’exhortait : « Dis : lâ ilâha illâ Allâh », il répondait invariablement : « An-Nâsir est mon maître. » Puis il s’adressa à son fils : « Ô Untel, sache qu’An-Nâsir ne te connaît que par ton épée : tue, tue ! » C’est alors qu’il rendit l’âme.

ʿAbd al-Ḥaqq poursuivit : « On pressa un autre — que je connais personnellement — de dire : lâ ilâha illâ Allâh ; il se mit au contraire à donner des ordres : “Dans telle maison, réparez ceci ; dans tel verger, faites cela.”

Il ajouta : “Parmi ce qu’Abû Tâhir as-Salafî m’a permis de rapporter figure le récit d’un homme qu’atteignit l’agonie. On lui dit : ‘Dis : lâ ilâha illâ Allâh’, mais il répétait inlassablement en persan : dah, yâzdah, c’est-à-dire : ‘dix pour onze’.

On invita encore un autre à dire : lâ ilâha illâ Allâh ; il se mit à demander : ‘Quel chemin mène au hammam de Minjâb ?’”

ʿAbd al-Ḥaqq conclut : “Ces paroles ont leur histoire. Un homme se tenait un jour devant sa maison, dont la porte ressemblait à celle de ce bain ; une jeune servante au charme certain passa par là et dit :”

(1) « Et telle était son habitude… mon maître » est omis dans F. (2) S porte : « le meurtre et le meurtre ». Dans al-Aqiba : « alors le meurtre, puis le meurtre ». (3) F porte : « Faites », tandis que ce mot est omis dans L. (4) Le mot « par lui » ne figure pas dans S. (5) Toutes les copies, à l’exception de F, portent : « bi-ihda achar » (« onze » précédé de la préposition bi-). Il en va de même dans l’ensemble des manuscrits, avec cette préposition. Dans al-Aqiba, on lit : « achara, ahada achar », sans la préposition bi-, ce qui est correct. Après avoir rapporté cette anecdote, Abd al-Haqq déclara : « Cet homme faisait partie des gens du travail administratif et du dîwân ; le calcul et la balance avaient fini par prendre le dessus sur lui. » (6) Voir ce qui a été mentionné précédemment, p. 216.
هذا دأبه، كلمّا قيل له: قل: لا إله إلا الله، قال: الناصر مولاي (١). ثم قال لابنه: يا فلان، الناصر إنّما يعرفك بسيفك، والقتل، القتل (٢). ثم مات". قال عبد الحق: "وقيل لآخر ممن أعرفه: قل: لا إله إلا الله، فجعل يقول: الدار الفلانية أصلحوا (٣) فيها كذا، والبستان الفلاني افعلوا فيه كذا". وقال: "وفيما أذن لي أبو طاهر السِّلَفي أن أحدّث به (٤) عنه أنّ رجلًا نزل به الموت، فقيل له: قل: لا إله إلا الله، فجعل يقول بالفارسية: دَهْ، يازدَه. تفسيره: عشرة بإحدى عشرة (٥). وقيل لآخر: قل: لا إله إلا الله، فجعل يقول: أين الطريق إلى حمّام مِنجاب؟ (٦) قال: "وهذا الكلام له قصة. وذلك أن رجلًا كان واقفًا بإزاء داره، وكان بابُها يُشبه بابَ هذا الحمّام، فمرّت به جارية لها منظر، فقالت:
(١) "وكان هذا دأبه … مولاي" ساقط من ف. (٢) س: "والقتل والقتل". وفي العاقبة: "فالقتل ثم القتل". (٣) ف: "افعلوا"، والكلمة ساقطة من ل. (٤) "به" لم يرد في س. (٥) ما عدا ف: "بإحدى عشر". وكذا في جميع النسخ مع باء الجرّ. وفي العاقبة: "عشرة، أحد عشر" دون الباء، وهو الصواب. وقال عبد الحق بعد ذكر الحكاية: "كان هذا الرجل من أهل العمل والديوان فغلب عليه الحساب والميزان". (٦) انظر ما سبق في ص (٢١٦).

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