Deuxièmement, Il a défendu à Ses serviteurs de se laisser gagner, dans le cadre de Sa religion, par une quelconque pitié à l’égard des fornicateurs, au point que cette compassion les détourne d’appliquer la peine légale qui leur est destinée. En vérité, c’est par mansuétude et miséricorde envers eux que le Très-Haut a institué ce châtiment ; Il est plus miséricordieux envers eux que vous (1). Sa miséricorde ne L’a pas empêché d’ordonner cette sanction ; que la pitié (2) qui naîtra dans vos cœurs ne vous empêche donc pas, vous, d’exécuter Son commandement. Bien que cette consigne vaille pour l’ensemble des peines légales, elle a été mentionnée tout spécialement à propos de la fornication, tant la nécessité d’en rappeler l’application est pressante : les gens ne ressentent pas dans leurs cœurs la même dureté et sévérité envers le fornicateur qu’envers le voleur, le diffamateur ou le buveur de vin. Leurs cœurs éprouvent plus de compassion pour le fornicateur que pour les autres criminels ; la réalité en fait foi. Aussi leur a-t-il été interdit de laisser cette pitié les conduire à suspendre la peine d’Allah. La cause de cette commisération est que ce péché touche aussi bien les notables que les gens de condition moyenne et les plus humbles (3) ; que l’âme humaine recèle des incitations très puissantes à le commettre ; que les complices en sont nombreux ; et que, le plus souvent, l’amour passionnel en est l’origine, les cœurs étant naturellement portés à prendre en pitié l’amoureux. Beaucoup considèrent même le fait de l’assister comme une obéissance et un moyen de se rapprocher d’Allah, quand bien même l’être aimé lui serait illicite. Il n’y a là rien d’étonnant : ce travers s’est solidement enraciné chez nombre de ceux qu’Allah — s’Il le veut — a rendus semblables au bétail (4). De nombreuses histoires nous ont été rapportées à ce sujet, la plupart concernant des êtres de jugement déficient (5), tels que les domestiques et les femmes.
الثاني: أنه نهى عباده أن تأخذهم بالزناة رأفةٌ في دينه، بحيث تمنعهم من إقامة الحدّ عليهم. فإنّه سبحانه من رأفته ورحمته بهم شرع هذه العقوبة، فهو أرحم منكم (١)، ولم تمنعه رحمته من أمره بهذه العقوبة، فلا يمنَعْكم أنتم ما يقوم بقلوبكم من الرأفة (٢) من إقامة أمره. وهذا وإن كان عامًّا في سائر الحدود، ولكن ذُكِرَ في حدّ الزنى خاصّةً، لشدّة الحاجة إلى ذكره. فإنّ الناس لا يجدون في قلوبهم من الغلظة والقسوة على الزاني ما يجدونه على السارق والقاذف وشارب الخمر، فقلوبهم ترحم الزاني أكثر مما ترحم غيره من أرباب الجرائم، والواقع شاهد بذلك، فنُهُوا أن تأخذهم هذه الرأفة، وتحملهم على تعطيل حدّ الله. وسبب هذه الرحمة أنّ هذا ذنب يقع من الأشراف والأوساط والأرذال (٣)، وفي النفوس أقوى الدواعي إليه، والمشارك فيه كثير، وأكثر أسبابه العشق، والقلوب مجبولة على رحمة العاشق، وكثير من الناس يعدّ مساعدته طاعةً وقربةً، وإن كانت الصورة المعشوقة محرّمة عليه. ولا يُستنكَر (٤) هذا الأمر، فهو مستقِرّ عند ما شاء الله من أشباه الأنعام. ولقد حكي لنا من ذلك شيء كثير، أكثرُه عن ناقصي العقول (٥) كالخدّام والنساء.
(١) ف: "أرحم بكم منكم بهم". (٢) "رحمته من أمره … الرأفة" ساقط من ز. (٣) ف، ل: "الأراذل". (٤) س، ف: "لا تستكثر". وفي ل: "لا يستلزم"، تحريف. (٥) س، ز: "ناقص العقول".